Protection de l’enfance : Des résultats majeurs enregistrés en 2018

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La revue annuelle 2018 sur la communication pour le développement (C4D) et la communication externe du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) se tient depuis hier à l’hôtel Onomo. L’ouverture était présidée par le conseiller technique au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Assana Diawara, en présence du chef de la communication pour le développement de l’UNICEF, N’diaga Seck et de la cheffe de la communication externe de l’organisme onusien dans notre pays, Eliane Luthi.
La revue annuelle intègre le dispositif de gestion du programme de coopération Mali- UNICEF. Elle contribue à la consolidation du partenariat dynamique et constructif avec différents acteurs dans la recherche de meilleures solutions consensuelles à la mise en œuvre du programme, en vue d’un changement durable dans la situation des enfants et des femmes au Mali. La rencontre de deux jours regroupe les directeurs régionaux du développement social et d’autres structures techniques de l’Etat.
Elle permettra de faire le bilan des réalisations du plan de travail roulant (PTR) 2018-2019 à mi-parcours et d’analyser les goulots d’étranglements. L’occasion sera également mise à profit pour tirer les leçons de la mise en œuvre du PTR et procéder aux ajustements nécessaires pour 2019, en tenant compte des priorités programmatiques et stratégiques, dictées par l’évolution du contexte et des thématiques émergentes.
Dans son allocution, le chef de la communication pour le développement (C4D) a précisé que la rencontre consacrait le bilan de 2018 et qu’elle jetait les bases de la planification des activités de la C4D et de la communication externe de l’année 2019. Au titre de réalisations majeures enregistrées, N’diaga Seck a cité la campagne «Rentrée scolaire 2018». Selon les résultats d’une plateforme dénommée Edutrac, 20.245 enfants, dont 8.291 filles, ont été inscrits à l’école, 8.073 enfants, dont 3.753 filles, sont retournés à l’école. Il a aussi expliqué que dans le cadre du projet «les jeunes acteurs pour la paix et la réconciliation nationale», 2500 jeunes ont vu leurs compétences renforcées en matière de prévention et gestion des conflits mais aussi de consolidation de la paix. Les défis majeurs énumérés par le chef de la C4D sont, entre autres, l’adoption de la Politique nationale de la communication pour le développement (PNCD), la mise en place des comités PNCD dans les régions et l’approche communautaire participative (ACP).
Concernant les progrès réalisés dans la communication externe et le plaidoyer, Eliane Luthi a dit que le droit à la participation des enfants et des jeunes enregistre des avancées notables, avec la formation de 50 enfants de toutes les régions du Mali lors d’une édition d’oxyjeunes à Kenieba.
Pour elle, la grande participation des enfants atteste de leur rôle important. Ils doivent joindre leurs voix à celles des adultes en vue d’assurer le plaidoyer pour plus d’attention et de ressources pour la défense et la promotion des droits de l’enfant. «C’est un travail quotidien dans le domaine de l’enfance mais les vrais experts de la situation des mômes resteront toujours les enfants eux-mêmes », a souligné la cheffe de la communication externe de l’Unicef. «Donnons-leur une place plus importante non seulement dans nos médias et sur nos plateformes de communication et dans toutes nos actions en faveur des enfants au Mali», a-t-elle plaidé.
Quant à Assane Diawara, il a témoigné des avantages des deux composantes, notamment la C4D et la communication externe. A en croire le conseiller technique, la communication pour le développement a été honorée, du 10 au 12 juillet dernier à Bangkok, en Thaïlande. Le conseiller technique au ministère de l’Economie numérique et de la Communication a expliqué les stratégies de lutte contre certains fléaux, notamment le mariage des enfants, la malnutrition et les violences. Tous ces fléaux sont d’abord d’ordre communicationnel, a-t-il dit. Enfin, il a remercié les points focaux du programme de coopération Mali-UNICEF, avant d’inviter la direction nationale du Développement social et de l’économie solidaire à relever les défis de ces composantes.
Mohamed D
DIAWARA

Source : aBamako

aBamako

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