JNEJ-2018: 18 milliards pour installer 3000 jeunes

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Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présidé ce mardi 27 novembre 2018 au palais des Sports de Bamako, la cérémonie de lancement de la 6è édition des Journées Nationales de l’Entrepreneuriat jeune.

Organisées par le Ministère de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne à travers l’APEJ, ces journées offrent un cadre de synergie aux structures publiques et privées intervenant dans le secteur de l’entreprenariat. L’importance du sujet a mobilisé aux côtés du Premier ministre, plusieurs membres du Gouvernement dont le ministre en charge de l’emploi et les ministres du travail, de l’éducation, de la transparence de la vie publique, du tourisme. Certains anciens ministres de l’emploi dont Modibo Kadjoké était également de la partie.

Après l’hymne national et les mots de bienvenue du premier adjoint au maire de la commune IV, M. Bakary Niaré qui a invité à l’État à davantage d’implication des collectivités dans les stratégies de création d’emplois, le Président du conseil national de la jeunesse s’est adressé aux autorités et aux jeunes dans un message plein d’espoir.

M. Souleymane Satigui Sidibé a remercié le Premier ministre pour sa disponibilité à accompagner les jeunes dans la recherche de solutions à leurs préoccupations. Selon M. Sidibé, la jeunesse malienne apprécie à sa juste valeur cette marque de considération et de dialogue social qui impriment de réels motifs de satisfaction et d’espoir pour tous les défis qui se posent à cette couche qui constitue près de 70 % de la population. Il ajoutera que le Conseil National de la Jeunesse se réjouit de prendre part aux côtés de l’APEJ à cette 6è édition des Journées Nationales de l’Entreprenariat Jeune dont l’objectif recherché est d’inciter davantage les jeunes à développer leur esprit d’initiative et à entreprendre pour un Mali sans chômeur, persuadés qu’ils sont qu’il y a de la place et des dispositifs d’accompagnement pour tous ceux qui veulent entreprendre. Il a remercié le ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne pour tous les efforts qu’il déploie au quotidien pour conseiller et soutenir les jeunes vers les opportunités d’insertion et de formation professionnelle à travers l’APEJ, l’ANPE, le FIER, le PROCEJ, le FAFPA, mais également plusieurs banques et institution de micro-finance de la place disposées à financer les Pme/Pmi des jeunes.

Ainsi le Conseil National de la Jeunesse est conscient des nombreuses avancées obtenues dans le cadre de l’autonomisation et de la promotion de la jeunesse. C’est pourquoi, le CNJ s’est engagé dorénavant dans une posture de partenaire des pouvoirs publics et des Partenaires du Mali, au détriment d’une faîtière qui demande et revendique sans rien proposer en retour. En effet, comment passer sous silence ce grand honneur fait à la jeunesse de placer la jeunesse au cœur du mandat du Président de la République Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta ! Plus qu’un honneur, il s’agit pour le CNJ d’un défi qu’il s’est engagé à relever.

Comment ne pas citer entre autres la nomination de nombreux jeunes à des postes de responsabilité, la réalisation et la réhabilitation des maisons de jeunes et des camps de jeunesse, le redémarrage du Service national des Jeunes, l’implication des jeunes dans le processus de paix à travers la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, la dotation du CNJ d’un siège national digne de ce nom, la poursuite du programme du volontariat et des stages de formation professionnelle au profit des jeunes, les initiatives de promotion de l’emploi rural, les activités socioculturelles et sportives, la future déclaration d’utilité publique du CNJ, etc.

Le parrain des JNEJ 2018, M. Bakary Togola, président de l’APCAM a remercié les plus hautes autorités et particulièrement le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne pour avoir porté leur choix sur sa modeste personne pour parrainer ces journées dédiées à l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur agricole. Selon lui, l’agriculture est la vocation du Mali. Il s’agit d’un secteur incontournable pour le développement qui occupe en outre près de 80 % de la population. Le Mali a le plus grand potentiel irrigable de la sous-région, 2 millions d’hectares de terres irrigables et une capacité non négligeable de cheptel, de production de fruits, de légumes et d’oléagineux. Il a ainsi égrené les grandes réalisations obtenues par le concours des plus hautes autorités, le Président de la République et son Gouvernement qui soutiennent l’agriculture à travers les textes adoptés sur le foncier agricole, la mécanisation, l’affectation de 15 % du budget d’État au secteur, l’aménagement de terres, la subvention des intrants, l’insémination et la santé animales, la diversification des productions, etc. Aux jeunes il a demandé de mettre en valeur leur diplôme à travers les emplois verts, parce que toutes les spécialités y ont également leur place. Le secteur qui nourrit l’humanité ne peut être un secteur dévalorisant a-t-il paraphrasé.

Le ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, M. Amadou Koïta a au nom du Premier ministre remercié les jeunes de toutes les Régions du Mali venus nombreux aux JNEJ 2018. Il s’est réjouit que le thème retenu pour cette 6è édition des Journées Nationales de l’Entreprenariat porte sur : « l’incubation, une solution pour l’entrepreneuriat des jeunes dans l’agro-business », un secteur qui tient toute sa place dans l’économie et le développement de notre pays, comme l’a toujours indiqué Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, Président de la République, Chef de l’État.

Avec 12 millions d’hectares cultivables, sur lesquels 3,5 millions sont actuellement mis en valeur, un potentiel irrigable de 2,2 millions d’hectares, les barrages et équipements de retenues d’eau, ces potentiels agricoles, piscicoles, arboricoles et cet immense cheptel, il n’y a pas de place pour le chômage pour les plus audacieux. Au-delà de cette pédagogie réelle, il s’est dit convaincu que le secteur agricole doit rester au cœur de la politique économique. Elle représente en effet un réel potentiel de croissance à moyen et long termes tout en procurant aux populations l’autosuffisance alimentaire et au secteur privé des stimulants pour la transformation et l’exportation des produits.

C’est en vue de concrétiser cette vision importante à laquelle les Maliens ont adhéré qu’il a été décidé notamment l’aménagement de plus de 100 000 hectares de périmètre hydroagricole, l’augmentation du budget de l’agriculture à 15 % du budget de l’État et plus tard la de création d’une Agence d’aménagements des terres et de fourniture de l’eau d’Irrigation.

La vision du Gouvernement sur le plein emploi des jeunes du Mali, dira M. Koïta, est largement connue et quantifiée pour la première fois au cours du quinquennat 2013-2018. En effet, comme l’a souligné le Chef de l’État dans sa Lettre de mission, le quinquennat qui s’ouvre est orienté sur la jeunesse et son épanouissement. L’axe III du programme « Notre Grand Mali avance » est consacré exclusivement au développement du capital humain et l’inclusion sociale. Il s’articule autour du développement de plusieurs secteurs interdépendants comme la santé, le développement social, les actions humanitaires, la famille, la femme, l’enfance, l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’emploi et la formation professionnelle.

Sont également pris en compte les secteurs de l’éducation de la jeunesse, de la citoyenneté et du sport. Il s’agit là pour mon Gouvernement d’un engagement déterminé visant à consolider les acquis et l’ouverture de nouvelles perspectives aux populations notamment en termes de création d’emplois massifs pour les jeunes ; d’autonomisation économique des femmes et leur leadership politique et de la promotion de la citoyenneté.

Le Gouvernement s’est engagé à aménager d’ici 2023, 70 000 hectares et installer au moins 20 000 agriculteurs sur des superficies de 3 et 5 hectares tout en diversifiant nos spéculations agricoles pour produire par exemple plus de fonio, de sésame, de gomme arabique, d’anacarde, etc.

Afin de soutenir cette ambition, la mécanisation de l’agriculture basée sur la typologie des exploitations agricoles sera poursuivie en plus d’autres investissements pour un coût global de 783 milliards de fcfa.

D’importantes ressources seront investies dans le financement des PME/PMI pour les jeunes et les femmes. À titre d’illustration le Projet de financement des jeunes entrepreneurs du Mali concernera trois mille jeunes issus de toutes les couches et sur toute l’étendue du territoire pour un coût estimé à dix-huit milliards (18 000 000 000) FCFA. Il touchera également mille (1 000) femmes entrepreneurs issues de toutes les couches pour un coût six milliards (6 000 000 000) FCFA.

L’accompagnement de l’État ne fait donc pas défaut avec l’existence du Projet de développement des compétences et l’emploi des jeunes qui contribuera à insérer directement 20 000 jeunes en facilitant celle de 4 500 autres pour un coût de 31,5 milliards de FCFA, le Projet de Formation Professionnelle, Insertion et Appui à l’Entrepreneuriat des jeunes ruraux qui bénéficiera à plus de 100 000 jeunes ruraux pour un investissement de 26,2 milliards de FCFA et le Projet l’Emploi des Jeunes crééra des Opportunités ici au Mali qui va contribuer à insérer environs 9 000 jeunes potentiels migrants dans les régions de Kayes, Koulikoro, Gao et le District de Bamako.

Parallèlement les programmes de formation en entreprenariat, le financement des projets, les stages de qualification et de reconversion seront maintenus au profit des jeunes. Le ministre Koïta a invité les jeunes à saisir ces opportunités avec audace et à changer les reflexes de l’assistanat qui ont fait leurs temps ici comme ailleurs. Il est d’ailleurs réjouissant de relever les nombreux cas de succès enregistrés par les jeunes entrepreneurs maliens dira le ministre.

En paraphrasant le Chef de l’État il dira que le destin des jeunes du Mali n’est ni de finir dans le fond des mers, ni sur les nouveaux marchés d’esclaves, mais de contribuer ici, chez nous à la Renaissance du Mali et de l’Afrique. Pour terminer, il a invité les Banques et Établissements Financiers à appuyer les initiatives des jeunes et de tous les demandeurs d’emploi, qui veulent s’insérer dans le secteur agro-sylvo-pastoral parce que sans financements adéquats, l’entreprenariat est possible mais pas soutenable à terme.

Après la cérémonie en salle, le Premier ministre a visité la vingtaine de stands d’information et de promotion installés sur l’esplanade du palais des sports. Au terme de cette visite, le Chef du Gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga a invité les jeunes à saisir les nombreuses opportunités offertes pour leur épanouissement personnel et le développement du pays en mettant l’accent sur la créativité et l’innovation. L’État restera à leur côté pour réaliser leurs ambitions légitimes.

CICOM APEJ ll 27 11 2018

Source : aBamako

aBamako

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