Transformation du coton dans l’espace UEMOA: les acteurs du secteur du textile en conclave à Bamako

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L’hôtel Radisson Blu abrite depuis ce mardi 27 novembre 2018, un atelier d’échange et de partage d’expériences sur la problématique de la transformation artisanale, semi-industrielle et industrielle de la fibre de coton dans les pays du C4, à savoir le Bénin, le Burkina-Faso, le Tchad, le Mali.

L’ouverture des travaux étaient présidée par le ministre du développement industriel et de la promotion des investissements, Moulaye Ahamed BOUBACAR, en présence du Commissaire chargé du développement de l’Agriculture, des ressources en eau et de l’environnement (DAREN) de l’UEMOA, Jonas GBIAN, du représentant de l’UEMOA à Bamako, Mamadou Moustapha BARRO, des acteurs de la filière de transformation.

Prennent part à cet atelier de 3 jours, les représentants des Pays du C4, les Organes et Institutions de l’UEMOA, les institutions régionales, les organisations professionnelles nationales et régionales de la filière et les structures de transformation du coton.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de Compétitivité du coton (UCC) de l’Union économique et monétaire ouest africaine(UEMOA), financé par l’USAID. Elle a pour objectif de susciter, à partir d’un partage d’expériences, des discussions entre les acteurs du secteur textile en vue d’identifier les actions fortes et immédiates à entreprendre pour améliorer la transformation artisanale, semi-industrielle voire industrielle de la fibre de coton dans les pays du C4, en particulier dans l’espace UEMOA en général.

Selon le Commissaire chargé du développement de l’Agriculture de l’UEMOA, Jonas GBIAN, la vision de la stratégie pour l’amélioration de la compétitivité de la filière coton textile dans l’espace UEMOA est de transformer 25% de la production annuelle de coton fibre pour apporter de la valeur ajoutée et, par la même occasion, créer 50.000 emplois industriels.

Mais 15 ans après l’adoption de cet Agenda, déplore-t-il, l’industrie textile de la sous-région peine à décoller. Actuellement, moins de 3% de la quantité de fibre produite est transformée localement et le secteur est confronté à d’énormes difficultés. Face à cette situation, a-t-il conseillé, il est urgent pour les acteurs de la filière coton des pays dits du C4, d’échanger et de partager leurs expériences afin d’identifier les principaux verrous qui limitent l’atteinte de résultats immédiats et tangibles dans le domaine de la transformation de la fibre de coton, dans les pays du C4 en particulier et dans les Etats membres de l’UEMOA en général.

A l’ouverture des travaux, le ministre Moulaye Ahamed BOUBACAR, a salué la tenue de cette rencontre qui, selon lui, s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays de produire de la valeur ajoutée pour nos production locales.

Rappelons que le Projet de Compétitivité du Coton de l’UEMOA (UCC) vise à améliorer les performances du secteur coton en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce projet, d’une durée de quatre ans et d’un coût d’un million deux cent mille (1 200 000) dollars US, comporte trois axes, qui sont l’amélioration de la productivité agricole durable, le renforcement du partenariat et la promotion du Genre.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : aBamako

aBamako

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