Appel à la solidarité : SOS Rabiatou Sangaré, une épileptique âgée de 21 ans

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C’est très émouvant de voir cette jeune fille couchée à la maison sans aucun traitement faute de moyens financiers. Parce qu’elle souffre depuis très longtemps d’une maladie très connue pour avoir fait beaucoup de victimes. Il s’agit de l’épilepsie.

Cette jeune fille dont la mère, Fatoumata Sissoko, n’est plus de ce monde, et le père, Waly Sangaré (lui aussi est malade) vit au village, est née le 23 mai 1997. Elle porte le nom de Rabiatou Sangaré. C’est chez une de ses soeurs qu’elle vit. Malheureusement, elle aussi n’a pas suffisamment les moyens pour la prendre en charge. Voilà pourquoi, Rabia ne bénéficie pas de traitement adéquat pour sa maladie. Comme disait, le malheur ne vient jamais seul. “On conduisait Rabia au Point G pour des traitements. A l’époque son état s’était bien amélioré. Malheureusement, un jour, un médecin lui a injecté une piqure. Depuis lors, son état s’est totalement dégradé. On ne sait pourquoi ? Et de quel médicament s’agit-il ? Mais, depuis lors, Rabia ne peut rien faire. Elle ne peut plus marcher. Même pour parler, elle a de sérieux problèmes. C’est vous dire que le cas de cette jeune fille nous préoccupe sincèrement. Nous demandons de l’aide aux personnes de bonne volonté pour qu’on puisse au moins lui acheter des médicaments”, nous confie l’une de ses connaissances.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’épilepsie, selon les spécialistes, est une maladie neurologique qui se traduit par une activité électrique anormale du cerveau. Elle se manifeste par des crises pouvant prendre la forme d’absences ou de convulsions. Cette maladie ne se transmet pas d’une personne à une autre.  “Les causes de l’épilepsie sont très variées et très complexes, c’est pour cette raison qu’il n’existe pas une seule épilepsie, mais des épilepsies. Elles peuvent être distinguées entre deux grands groupes : celles provoquées par une lésion et celles sans lésion”, précise un spécialiste. “De nos jours et bien que la véritable nature de l’épilepsie soit mieux comprise, les personnes épileptiques restent toujours victimes de nombreux préjugés sociaux. L’épilepsie n’est pas une maladie à proprement parler. Il s’agit d’une condition neurologique avec laquelle la personne doit apprendre à vivre. C’est une condition caractérisée par de brefs et soudains changements du fonctionnement cérébral qui entraînent des crises d’épilepsie. On ne parlera d’épilepsie qu’en présence de crises répétées. Il faut savoir aussi que toute souffrance cérébrale, quelle qu’en soit la cause, peut provoquer une crise épileptique chez n’importe quelle personne. Dans la majorité des cas, il n’est pas possible d’attribuer à l’épilepsie une origine précise”.

Selon les statistiques, 8 personnes sur 1000 soufrent d’épilepsie dans le monde et 80 % se trouvent dans les pays en développement. L’Afrique sub-saharienne et l’Amérique latine ont des prévalences médianes élevées avec respectivement 15,4 ‰ et 12,4 ‰, par comparaison aux prévalences observées en Europe (5,4 ‰) et de 5 à 10 ‰ en Amérique du Nord. Au Mali, la prévalence de l’épilepsie se situe à 15,6 pour 1000 en zone rurale et à 14,6 pour 1000 en milieu urbain.      Pour tout contact : Djelika Sidibé : 79908601                                                                      

El Hadj A.B. HAÏDARA

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Source : Maliweb

Maliweb

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