Au Mali, l’Etat va « gouverner par ordonnances », jusqu’en avril 2019

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Le gouvernement du Mali a adopté jeudi un projet de loi l’"autorisant à prendre certaines mesures par ordonnances", jusqu’à la réouverture des sessions ordinaires à l’Assemblée nationale en avril 2019, après un conseil des ministres.

Les autorités du Mali ne veulent pas être handicapées par la vacance des députés
"Sur le rapport du ministre du Travail, le conseil a adopté un projet de loi autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances (…), durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale d’octobre 2018 et l’ouverture de la session ordinaire d’avril 2019", selon le communiqué du conseil des ministres, signé de la secrétaire générale du gouvernement, Sanogo Aminata Mallé.

Cette mesure permettra aux autorités maliennes "de prendre, par ordonnances des mesures (…) nécessaires pour la réalisation de son programme, notamment, dans les domaines, des traités et accords internationaux, la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics, l’organisation de la production et les statuts du personnel.

Déjà engagé dans cette logique, les gouvernements français et malien ont signé jeudi à Bamako, un protocole financier bilatéral pour accompagner le déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT) au Mali.

Initialement prévue pour s’achever le 31 décembre 2018, conformément à la loi malienne, le mandat de cinq ans des députés maliens a été prorogé jusqu’à la fin du premier semestre 2019, par un arrêt de le Cour constitutionnelle du Mali, évoquant un "caractère de force majeure (et) des difficultés entravant le respect scrupuleux des dispositions constitutionnelles.

De juillet à octobre 2018, une grève illimitée des magistrats maliens, pour réclamer plus de sécurité et une revalorisation salariale avait quasiment paralysé le système judiciaire et administratif du pays. Cette situation a empêché certains candidats de se faire établir des pièces exigées pour candidater au législatives qui étaient prévues pour fin septembre et repoussées à fin octobre, avant d’être finalement ajournées jusqu’au premier semestre 2019.

Source : aBamako

aBamako

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