Insertion des migrants dans la Région de Kayes : L’Italie apporte son expertise dans le domaine de la transformation agricole

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L’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) a décidé d’appuyer les acteurs du monde rural de la Région de Kayes dans le domaine de la transformation et de la conservation des produits agricoles, en mettant en place le projet «Retour au Fleuve-Formation et information pour le développement agricole en faveur des jeunes résidents et migrants de retour dans la Région de Kayes», doté d’une enveloppe financière de plus de 276 millions de FCFA

Le gouvernement italien, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) dont le siège est à Dakar (Sénégal), a décidé d’appuyer les acteurs du monde rural de la Région de Kayes dans le domaine de la transformation et de la conservation des produits agricoles pendant 20 mois. Ce qui a justifié la mise en place du projet «Retour au Fleuve-Formation et information pour le développement agricole en faveur des jeunes résidents et migrants de retour dans la Région de Kayes-Mali (AID 1127 4)». Ce projet est financé par l’AICS à hauteur de 425.700 euros, soit plus de 276 millions de FCFA, ce montant englobe les contributions de l’ONG italienne «Gao Cooperazione internazionale» (4 500 €) et de l’ARKDR (18 000 €).

Le projet «Retour au Fleuve-Formation et information pour le développement agricole en faveur des jeunes résidents et migrants de retour dans la Région de Kayes-Mali » est destiné à des associations de la Région de Kayes, à savoir l’Union régionale des coopératives agricoles de Kayes (URCAK), l’ORDIC de Kolimbiné et l’Association Djiama Djigui basé à Marena. Les participants sont au nombre de 38, dont 15 venant des associations.

Selon Darrar Ben Zaour Maguiraga, le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative régionale d’urgence en Afrique de l’ouest de la coopération italienne pour le développement dans le but de renforcer la résilience et la protection des migrants et ceux de retour. Cette activité vise à atténuer les causes de l’émigration à travers le renforcement des capacités des paysans et autres acteurs du monde rural dans les domaines de la production et de la transformation des produits agricoles. Les initiateurs dudit projet souhaitent alléger les souffrances des populations à travers une campagne d’information sur l’importance de l’agriculture, un secteur prioritaire et pourvoyeur d’emplois.

«Il s’agit de la création d’un centre de documentation permanent sur l’agriculture qui sera doté d’une bibliothèque thématique qui contiendra des documents sur les problèmes agricoles de la région. Il y aura également une bibliothèque en ligne au niveau de la Radio rurale de Kayes, siège de l’ACS et une bibliothèque traditionnelle d’au moins 200 volumes (livres) sur le greffage, l’énergie solaire, les techniques d’amélioration de la production, la gestion de laboratoires artisanaux pour la transformation agricole, la gestion de l’eau, parmi tant d’autres », a expliqué l’économiste Felice Spingola, directeur département Pays ACP.

Le centre de formation qui est déjà fonctionnel, est aussi équipé de projecteurs pour des besoins de formation concernant spécifiquement le développement rural. Il est aussi prévu la construction de trois laboratoires pour la transformation de produits agricoles et 3 magasins de stockage et de vente de produits transformés. Les laboratoires qui seront fonctionnels dans moins d’une semaine, seront installés à Kamankolé, Kolimbiné et Marena.

«Nous avons deux principaux buts. Premièrement, nous voulons concourir à l’autosuffisance alimentaire dans la région à travers la transformation des produits agricoles excédentaires qui seront mis à la disposition des populations pendant les périodes de soudure et de sécheresse. Certains fruits et produits maraîchers comme la mangue et la tomate pourrissent s’ils ne sont pas cueillis à temps. Secundo, nous voulons offrir des opportunités économiques et d’emplois aux jeunes migrants de retour et aux jeunes résidents qui sont tentés par l’aventure. Bref, il s’agit de lutter contre l’émigration à travers la réalisation d’un programme d’activités de 20 mois », a précisé Felice Spingola.

Selon Mamadou Konaté, un participant venu de l’Association Djama Djigui à Marena, la formation est basée sur la transformation et la conservation des produits maraîchers (tomates, concombres, haricot vert, orange, citron, maïs). « Nous apprenons à planter des plantes qui pourront nous procurer de la tomate et de l’aubergine. Les Italiens sont venus avec une espèce qu’on appelle ici dembagnouman en bamanankan. On peut greffer beaucoup de choses sur cet arbre. On va tenter l’expérience à la Radio rurale. En cas de succès, nous (les associations bénéficiaires du projet) amènerons des échantillons dans nos villages respectifs pour un partage d’expériences », a-t-il souligné.

Bandé
Moussa
SISSOKO
AMAP-Kayes

Source : aBamako

aBamako

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