Massacre dans les régions de Mopti et Ségou : Le Parena invite les autorités maliennes à désarmer et à dissoudre les milices

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Le 1er janvier 2019, une attaque a été menée par des « hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos » dans le village Peulh de Koulogon, commune de Kolongon Habé, dans le cercle de Bankass, région de Mopti. Cette attaque a fait 37 morts. Furieux de cet état de fait, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par l’ancien ministre, Tiébilé Dramé a produit un communiqué hier, jeudi 3 janvier 2019, pour inviter les autorités maliennes à prendre des mesures contre toutes les forces irrégulières afin de protéger les populations civiles. En outre, le Parena demande non seulement les autorités à désarmer et dissoudre les milices, mais aussi, à convoquer des assises régionales sur la restauration de la sécurité, de la stabilité et sur la bonne gouvernance au centre.

Dans ce communiqué, le Parena souhaite l’arrêt immédiat du massacre dans les régions de Mopti et de Ségou. « Le 1er janvier 2019, aux premières heures du jour, plusieurs dizaines d’habitants du village de Koulongo (Bankass) au centre du Mali ont été massacrés par des hommes armés circulant en motos. Parmi les victimes, le chef de village, assassiné dans la mosquée au cours de la prière du Fajr (aube), des femmes et des enfants. Sortant enfin du mutisme et du déni dans lesquels il est plongé, le gouvernement de fait d'Ibrahim Boubacar Keïta a décrit les tueurs comme des " hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos". Et de promettre que " les auteurs des crimes seront punis..". », souligne le communiqué du parti Bélier Blanc. Selon le Parena, le massacre de Koulongo est le dernier en date d'une longue série de crimes commis en toute impunité au centre du Mali. « Il illustre la faillite d’un gouvernement dont le premier ministre était encore dans la zone, il y a dix jours, multipliant effets d’annonces et gesticulations sans le moindre début de résultats. En juin à Nantaka/Kobaka (25 civils tués), Koumaga (32 morts) et en juillet, Soumena (18 civils tués), ce même gouvernement avait promis enquêtes et punitions. Depuis, rien», précise le parti de Tiébilé Dramé. Pour le Parena, la répétition de ces crimes se nourrit de l'impunité et de l'inaction coupable du gouvernement. Aux dires du Parena, aucune enquête sérieuse ni sur l’origine des armes de guerre utilisées pour massacrer des populations civiles maliennes abandonnées à elles mêmes ni sur d’éventuelles complicités au sein de l’appareil d’État. Dès lors, indique le Parena, il n’est pas étonnant que le centre s’embrase et que l’escalade de la violence ait atteint des seuils alarmants qui aggravent l’instabilité dans le pays tout entier. Le PARENA est choqué par le massacre de civils innocents. Il adresse ses condoléances aux familles éplorées et invite les autorités à prendre des mesures contre toutes les forces irrégulières afin de protéger les populations civiles. Comme recommandations, le Parena invite les autorités maliennes à faire toute la lumière sur le massacre de Koulongo et à rechercher et punir tous les auteurs et complices des crimes abominables commis au centre du Mali. Le parti présidé par l’opposant Tiébilé Dramé souhaite également une enquête sur l’origine des armes de guerre et leur circulation dans les régions de Ségou et Mopti. En outre, le Parena invite les autorités à démanteler les check-points illégaux installés au vu et au su des autorités locales et régionales. Le Président du Parena, Tiébilé Dramé souhaite la fin du délit de faciès. Enfin, le Parena demande non seulement les autorités à désarmer et dissoudre les milices, mais aussi, à convoquer des assises régionales sur la restauration de la sécurité, de la stabilité et sur la bonne gouvernance au centre du Mali.

Aguibou Sogodogo

Source : aBamako

aBamako

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