Focus : L’échec !

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En juillet dernier, Ibrahim Boubacar Keïta, au terme d’une élection présidentielle fortement entachée d’irrégularités, sur fond d’achat de conscience et de bourrage d’urnes, était élu pour un second mandat de cinq ans.

En septembre 2018, IBK prêtait serment dans une atmosphère électrique consécutive à une crise post-électorale qui persiste toujours.

Quatre mois après le début du second mandat d’IBK, quelle est la situation du Mali ? Peu reluisant, pour ne pas dire sombre.

L’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta à la présidence de la République avait suscité un espoir : rompre avec certaines pratiques d’un premier mandat chaotique, être le président  de tous les maliens et non celui d’un clan.

Les défis à relever pour ce second mandat sont immenses, l’heure est grave ! Le peuple du Mali meurtri, la nation malienne atteinte dans son honneur et sa dignité attendaient de ce qui fut porté à la magistrature suprême une meilleure gouvernance. Instaurer la sécurité, restaurer l’autorité de l’Etat, recouvrer l’intégrité du territoire national et poser des actes forts dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière ainsi que les nombreux fléaux qui gangrènent l’administration et la société d’une manière générale (corruption, népotisme, clientélisme, détournement de fonds publics, affairisme…), l’exigence de justice, tels étaient, quelques-uns des engagements d’Ibrahim Boubacar Keïta depuis 2013.

Aujourd’hui, c’est plutôt le désenchantement et la désillusion qui sont au rendez-vous. Le Mali s’enfonce quotidiennement dans l’insécurité, notamment au Centre où les groupuscules armés sévissent et règnent en maîtres. L’Etat brille par son absence dans beaucoup de localités des régions de Mopti et Ségou.

Ailleurs, les Maliens s’interrogent : qu’est-ce qui a changé sous IBK ? Le niveau de vie a-t-il changé ? Quel est l’état de nos structures sanitaires ? La corruption a-t-elle reculé ? Quelle est la situation sécuritaire dans le pays ? L’accord de paix signé en grande pompe entre l’Etat et les groupes rebelles a-t-il ramené la paix ?

Force est de constater que l’espoir place au président Ibrahim Boubacar Keïta fut déçu, de nombreux engagements n’ont pas été tenus, la fracture entre gouvernants et gouvernés est consommée. Bref ! IBK (éloigné des réalités du pays) est déjà sur la voie de l’ECHEC !

C H Sylla     

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Source : Maliweb

Maliweb

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