Barkhane, Minusma: au Mali, les forces armées aident aussi au développement économique

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Aider les habitants du Mali, pas seulement en les protégeant des attaques terroristes. C'est l'esprit des actions de développement économique soutenues par la France ou l'ONU. Un principe : donner du travail pour que la jeunesse ne soit pas tentée par l'action terroriste.

La force française Barkhane ne fait pas que la guerre. Elle intervient également dans des actions de développement auprès des populations. Ainsi à Gao, elle aide au maraîchage, qui avait failli disparaître lors du conflit de 2012. Aujourd’hui, plus de 200 familles travaillent ces parcelles, s’assurant ainsi un revenu indispensable.

L’état-major français donne l’esprit de l’action. Apporter un travail qui permettra de gagner de l’argent "et surtout d’éviter le désœuvrement, souvent synonyme de ralliement vers les groupes armés terroristes", explique le sous-officier français chargé du suivi de l'opération.

Réinstaller les habitants dans une pratique de culture vivrière était indispensable. En un an, le projet a montré sa viabilité et sa pertinence. Les nouveaux maraîchers ont atteint l’autosuffisance alimentaire pour leur famille. La seconde année, ils ont commencé à vendre leurs produits sur le marché de Gao, autofinançant ainsi l’achat de matériel et son entretien.

Une extension de la zone de maraîchage de deux hectares est en cours. Un projet qui apportera du travail à cent familles. Six bassins de rétention d’eau ont également été construits. L’armée a permis l’achat de 500 mètres de tuyau pour l’irrigation et installé une motopompe. 40 parcelles ont été réservées à des femmes. Elles pourront produire et vendre directement sur le marché.

L'ONU pas en reste
De son côté, la force de l’ONU, la Minusma, ne reste pas inactive. Elle aussi multiplie les soutiens aux projets de développement économiques. Exemple : le financement à Gao, pour 25 millions de francs CFA (38 000 euros), d’un poulailler industriel qui occupe une vingtaine de jeunes. L'ONU appelle cela un "projet à impact rapide". "Ce projet vise à augmenter les possibilités de créations d’emploi pour les jeunes de Gao, freiner l’exode rural et l’engagement des jeunes dans les mouvements armés", explique la Minusma. En quelque mois, le bâtiment sera réalisé et l'activité pourra démarrer.

Source : aBamako

aBamako

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