Insécurité au pays dogon : Dana Amassagou demande l’ouverture des postes de sécurité dans les zones les plus menacées

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Dans un communiqué publié le 07 février 2019, le groupe d’autodéfense Dana Amassagou a fait le bilan des attaques contre les populations Dogons depuis la signature du cessez-le-feu unilatéral le 27 septembre 2018 et a invité le gouvernement à diligenter une assistance aux victimes.

Malgré la signature du cessez-le-feu à Mopti en septembre 2018, ça ne va pas au centre du Mali. Les populations sont victimes d’attaques en longueur de journée. C’est en tout cas ce qu’a déploré le groupe d’autodéfense Dana Amassagou. En effet, ce mouvement dirigé par Youssouf Toloba affirme que depuis la signature du cessez-le-feu le 27 septembre 2018, ses combattants sont basés dans leurs camps respectifs. Il déplore, par ailleurs, que les populations Dogons soient victimes d’attaques. « Profitant de cela, les groupes armés continuent à semer la terreur au pays dogon et c’est la communauté dogon qui subit les conséquences », lit-on dans le communiqué.

Selon le groupe d’autodéfense, plusieurs dégâts ont été enregistrés depuis la signature du cessez-le-feu. « Les dégâts se présentent comme suit : plus de 63 morts, 10 personnes portées disparues, plus de 100 blessées, plus de 2000 têtes d’animaux emportés, 40 villages déplacés, dont 20 dans la commune de Baye, 11 dans la commune de Ouenkoro, 2 dans la commune de KaniBonzon, 1 à Bankass, 4 à Socoura, 1 dans la commune de Bara sara, 121 attaques faisant ainsi des milliers de veuves et d’orphelins », fait-il le bilan macabre.

Selon le mouvement, les populations sont confrontées à l’insécurité, et au manque d’accès au service socio de base. Face à cette situation, le mouvement appelle ces mouvements armés à cesser les hostilités et se faire enregistrer dans le DDR. Aussi, invite-t-il le gouvernement à diligenter une assistance aux populations victimes et invite le comité de suivi à plus d’engagements pour le retour d’une paix durable au pays dogon.

Par ailleurs, Dana Amassagou demande l’ouverture des postes de sécurité dans les zones les plus menacées au pays dogon.

BoureimaGuindo

Source : aBamako

aBamako

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