Appel intelligent

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Soumaïla Cissé a été surpris par le coup de fil d’IBK dans l’après-midi du jeudi 14 février 2019. C’est IBK, lui-même, qui le dit : «C’est bien moi, c’est naturel». Oui, IBK a pris son téléphone pour appeler Soumaïla Cissé. Cela, pour décrisper la situation politique. Deux raisons principales sont à la base de ce coup de fil : IBK veut rencontrer et échanger avec la classe politique et il n’est pas question de recevoir tout le monde sans le chef de file de l’opposition. L’autre raison est la prochaine visite du Premier ministre français au Mali. Il viendra avec une forte délégation et doit échanger avec tout le monde. C’est sur instruction de la partie française qu’IBK aurait fait signe à son jeune frère. Mais il faut signaler aussi que le grand meeting du Haut conseil islamique a aussi fait peur à Koulouba. C’est pour toutes ces raisons que certains disent que c’était un coup de fil intelligent.

Bouyé ne désarme pas

Il réitère son exigence au président de se débarrasser de Soumeylou Boubèye Maïga qui est à l’origine des difficultés que «nous connaissons en ce moment». Celui qui a déjà fait démissionner 5 PM ne doit avoir aucun état d’âme pour remercier un cinquième. «IBK doit nous écouter pour l’intérêt du pays en ayant à l’esprit qu’il n’est rien sans son peuple dont l’intérêt est plus important que Boubèye. Ceux qui soutiennent le PM ne m’intéressent pas, c’est au président que je m’adresse : Boubèye doit partir», déclare-t-il.

Encore Koulogon

Dans la nuit de vendredi 15 à samedi 16 février 2019 à Talataye, cercle d’Ansongo, une attaque kamikaze contre un véhicule du MSA (Mouvement pour le Salut de l’Azawad) a fait un mort et deux blessés. Le 15 février dans la région de Gao, cercle de Bourem, sur l’axe Bourem-Temera, une équipe de prêcheurs, conduite par Alpha Oumar de Gao, a été braquée aux environs de 11 heures par des individus armés non identifiés. Pas de violences physiques, mais biens et argent emportés. Dans la région de Mopti, cercle de Bankass, le 16 février, une double attaque d’individus armés a visé deux villages de la commune de Koulogon Habe (Minima Maoudé peul et Ourotidiani). Le bilan fait au moins état de 05 morts et des blessés. Les deux villages ont été complètement détruits.

Une affaire nationale

Contrairement au ministre des sports au service du Premier ministre, pour contourner la sentence du TAS, les jeunes maliens prouvent que le football est facteur de cohésion nationale. Des jeunes de Gao ont fait le déplacement sur le Niger. La jeunesse a déménagé dans la capitale nigérienne, Niamey, afin de soutenir les Aiglons du Mali, qualifiés pour la finale de la CAN U-20. À travers une délégation du Conseil régional de la jeunesse de Gao qui s’est rendue à Niamey pour un court séjour afin d’aller soutenir l’équipe nationale junior, qui s’est qualifiée en finale de la CAN des moins de 20 ans. Les jeunes de Gao décident ainsi de ne pas rester en marge de cette consécration et d’être témoins, quand nos héros soulèveront le trophée continental de leur catégorie. C’est ainsi que les Maliens du Niger, responsables maliens au Niger, ont réservé un accueil chaleureux à cette délégation. Ils sont sortis massivement pour la cause nationale.

Un coup d’Etat évité

Les bombardements de la semaine dernière au Tchad ont été justifiés devant l’Assemblée nationale française par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Il était question selon lui d’«éviter un coup d’Etat» de nature islamiste de soldats en partance du sud de la Lybie. Même si cette information ne concerne pas directement le Mali, nous la jugeons pertinente parce que la presse établit un lien entre ces deux pays, tous deux protégés par l’opération militaire Barkhane. De plus, Jean-Yves Le Drian a rappelé la similitude avec l’intervention française au Mali en janvier 2013, quand une colonne de groupes djihadistes du nord se dirigeait vers la capitale, Bamako : «C’est la même démarche […] faite par le président Traoré en janvier 2013».

Cinq soldats tués

«Une mission des forces armées maliennes, des éléments de la gendarmerie de Dialloubé, quittant Mopti pour Dialloubé, a fait l’objet d’une attaque à l’aide d’IED suivie de tirs nourris. Le bilan est de trois morts, leur véhicule totalement endommagé», déclare une source militaire à Mopti. Selon Diadié Alpha, les gendarmes en question «avaient escorté sur Mopti les gendarmes devant se rendre à Bamako pour suivre les formations militaires appelées BA1 et BA2. C’est à leur retour de mission qu’ils ont été accrochés. Les trois soldats ont été inhumés à Saré Samba village». Toujours au centre et dans la région de Mopti, d’autres soldats maliens ont perdu la vie dans le pays dogon. «Entre Koro et Bankass à Dogo, les militaires maliens étaient en patrouille, ils ont été attaqués par des hommes non identifiés», nous a confié Youssouf Ouédraogo, notable de Koro. Le bilan de cette attaque est de deux morts. «La première victime est tombée sur le champ, le corps du jeune soldat porté disparu a été retrouvé le lendemain. Il y a eu un blessé», affirme le gouverneur de Mopti. L’unique blessé est en traitement au niveau de l’hôpital de Mopti, ajoute le gouverneur. «Il a été abattu par deux hommes armés non identifiés sur une moto, qui ont fait des tirs de sommation avant de laisser le douanier dans le sang. Tout le monde était à l’intérieur des maisons parce que l’insécurité est totale à Hombori», soutient Balobo Dicko de la jeunesse de Hombori.

Panique à l’auto-gare

Dans le cadre de la lutte contre la recrudescence de l’insécurité à Bamako, le 14 février, aux environs de 13 heures, une descente a été effectuée à l’auto-gare de Sogoniko par les Forces spéciales de la police, de la Gendarmerie et de la Garde nationale. Au cours de cette opération, 04 personnes ont été interpellées. 61 motos, 01 sac contenant du rizla et des plaquettes de tramadol en vrac et une somme de 5.046.355 FCFA ont été également saisis. Une enquête est ouverte par le commissariat de Police du 7ème arrondissement.

Le «Sécurocrate» interpellé

Le «sécurocrate», le stratège et enfin le hérisson ou encore le Tigre, est informé que dans le cercle de Banamba à 200 kilomètres de Bamako, toutes les écoles des communes de Sébété et Toubacôrô sont fermées depuis plus de 03 mois (novembre 2018) par les hommes de la Qatiba d’Ançardine du Macina d’Ahmadou Koufah. Au total 21 écoles sont fermées privant des milliers d’enfants de scolarisation et ce dans l’indifférence totale de l’Etat. L’insécurité, qui était à des milliers de kilomètres, est revenue à des centaines de kilomètres et maintenant elle est à quelques dizaines de kilomètres de Bamako. Faut-il fermer les écoles à la périphérie de Bamako pour que les autorités se bougent ?

Source : aBamako

aBamako

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