Afrique : Londres renforce sa présence au Sahel

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Lors de sa mission en Afrique du Sud en août 2018, la Première ministre britannique, Theresa May, avait annoncé vouloir renforcer à la fois les engagements britanniques en faveur du développement dans la région sahélienne et la présence de Londres en Afrique également.

«Cela voudra dire soutenir les pays et les sociétés qui subissent en première ligne l’instabilité sous toutes ses formes. Nous investirons donc dans les pays tels que le Mali, le Niger et le Tchad, qui se battent contre le terrorisme au Sahel, notamment en ouvrant des ambassades au Niger et au Tchad et en ayant une présence beaucoup plus importante au Mali», avait-elle déclaré.

Conformément à ces engagements, le Royaume-Uni vient donc de créer le Département conjoint du Sahel qui réunit le Bureau des affaires étrangères et du Commonwealth (FCO) et le Département pour le développement international (DFID). Ce DC est chargé de superviser la diplomatie, la politique de développement, les relations, les financements et les activités du Royaume-Uni au Sahel. Selon plusieurs médias africains qui rapportent l’information, des représentants du ministère de la Défense (MOD) et du ministère de l’Intérieur vont également rejoindre ce département.

Ce département conjoint est appelé à travailler «en étroite collaboration avec les ambassades et les bureaux du Royaume-Uni à Bamako, N’Djamena, Niamey et Nouakchott», ajoute la même source. Il prévoit au cours des prochaines années «de renforcer ses engagements diplomatiques et ses actions en faveur du développement, dans le but d’explorer pleinement les liens et les opportunités d’une approche intégrée reliant les actions sécuritaires, diplomatiques, humanitaires et de développement».

L’aide bilatérale du Royaume-Uni pour soutenir la stabilité, le développement et les besoins humanitaires s’élève à 85 millions de livres sterling. Le pays est, rappelle-t-on, également un membre actif du Réseau des envoyés spéciaux pour le Sahel et de l’Alliance Sahel.

Pour sa première visite africaine, Theresa May avait aussi annoncé, mardi 28 août 2018 au Cap, en Afrique du Sud, un «come-back» du Royaume-Uni sur le continent, des promesses d’investissement et un nouveau partenariat. Devant un parterre d’hommes d’affaires, la Première ministre avait affiché un objectif présenté comme ambitieux : «Que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique d’ici à 2022.» Avec 55 milliards de dollars investis en 2016 (soit 52 milliards d’euros à l’époque), le Royaume-Uni suit de près les Etats-Unis, qui ont investi 57 milliards de dollars la même année, d’après les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Mme May avait également promis un plan d’investissement de 4,4 milliards d’euros pour soutenir les économies africaines, centré sur la création d’emplois pour les jeunes.

Source : aBamako

aBamako

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