COLONEL-MAJOR SEYDOU DOUMBIA lors de la journée internationale de la protection civile : «19 925 interventions en 2018, 103 130 personnes assistées et secourues, 1 096 morts et 27 899 blessés»

28

A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, le vendredi 1er mars, la journée internationale de la Protection civile placée sous le thème : «La protection des enfants, c’est notre responsabilité». Sous l’égide de l’Organisation Internationale de la Protection civile (O.I.P.C.), cette cérémonie de commémoration a été parrainée par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.

Prenant la parole en premier, le maire de la commune IV, Adama Bérété, a été admiratif devant les risques qu’encourent les unités de la protection civile pour sauver une autre vie que les siennes, comme le stipule la devise des sapeurs-pompiers: ‘’sauver ou périr’’. Et il se dit fière d’accueillir chaque année la cérémonie dans sa commune.

Pour sa part, le Directeur général de la Protection civile a remercié tout un chacun pour le déplacement effectué et a remercié le président de la République IBK pour l’importance qu’il a accordée à cette journée, en l’assistant pour la deuxième fois consécutive, une première pour cette institution du pays. Il a ensuite précisé que le thème choisi est d’une importance capitale. A l’en croire, le Mali n’a pas attendu la proclamation de ce thème par l’OIPC pour poser des actes concrets, allant dans le sens de la protection des enfants. « C’est tout un arsenal de dispositions constitutionnelles, législatives et règlementaires qui ont été prises par le Mali pour garantir aux enfants tous les droits qui leur sont dus.» a-t-il déclaré. Egalement, le DG n’a pas manqué de souligner l’importance capitale de l’introduction dans les programmes de l’enseignement fondamental, secondaire général et universitaire : les notions de risques, de prévention et de réponse aux catastrophes, ainsi que des gestes qui sauvent la vie…. Pour lui, l’éducation est le socle sur lequel il est facile de bâtir chez l’enfant la culture du risque, de la protection de soi et d’autrui, en un mot, de la résilience face aux catastrophes. Ces valeurs, une fois acquises dès le jeune âge par les enfants, deviendront des réflexes tout au long de leur vie.

En plus des améliorations sur le plan législatif et règlementaire, d’énormes efforts ont été fournis sur le plan du renforcement des capacités des ressources humaines. Sur ce plan, le colonel Seydou Doumbia a indiqué le recrutement de 350 agents en 2017. Quant au contingent 2018, le DG a affirmé que le processus de recrutement est bouclé, et que les résultats devront être proclamés dans les prochains jours. A ce recrutement, il faut ajouter la formation de 2 455 éléments courant 2018. A l’en croire, ce renforcement continu pourra augmenter l’effectif de la Protection civile à 4000 personnels à l’horizon 2021, contre 1200 en 2015. En terme de logistiques et d’infrastructures, Seydou Doumbia se réjouit de la dotation en 15 ambulances, dont 5 semi-médicalisées, 16 véhicules de commandement et de liaison, 2 fourgons camions incendie d’une capacité de 10 000 litres chacun, également de la construction en cours des centres de secours de Bandiagara et de Yamana, la construction programmée pour 2019 du Centre de secours fluvial de Bamako, l’ouverture des postes de secours routiers dans plusieurs localités du Mali.

Aux dires du colonel Doumbia, durant l’année 2018, les unités de la Protection civile ont effectué 19 925 interventions, contre 16 941 en 2017. « Au cours de ces interventions, 103 130 personnes ont été assistées et secourues. Le bilan humain enregistré est de 1 096 morts et 27 899 blessés, avec une prédominance des accidents de la circulation, qui ont occasionné 14 504 interventions des unités de protection civile, contre 14 543 en 2017. Le bilan des victimes de ces accidents est de 502 morts contre 558 en 2017», a-t-il fait savoir. Il a fini par formuler une seule doléance à l’endroit du président de la République : la nécessité pour la Protection civile du Mali de disposer d’une Ecole moderne pour faire face à toute sorte de catastrophe dans les villes comme dans les campagnes.

Cheickna Coulibaly

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here