Face à la tentative de l’état de déstabiliser leur syndicat : Les Administrateurs civils montent les poings fermés au créneau

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Le Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Koulikoro Ousmane Christian DIARRA vient de déposer sa démission de ce poste suite à la nomination d’un Gouverneur non administrateur civil. Dès lors, les pressions se multiplient sur DIARRA de la part de ses autorités hiérarchiques pour qu’il rejoigne son poste. Alors les syndicalistes ont à leur tour brandi le bouclier. Lisez plutôt !

L’une des recommandations fortes du congrès du Syndicat Autonome des Administrateurs Civils (SYNAC) tenu les 05 et 06 janvier 2019, était la revalorisation des membres du corps préfectoral et des administrateurs civils et la gestion de leur carrière. Le congrès a, en outre recommandé, le redéploiement des administrateurs civils dans toute la hiérarchie du commandement civil compte tenu de leur expérience et de leur expertise afin d’assurer au mieux le renouveau de l’action publique.

C’est dans ce contexte et à l’issue des travaux dudit congrès que le Camarade Ousmane Christian DIARRA,  Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques (CAAJ) du Gouverneur de la Région (GR) de Koulikoro d’alors a été investi Secrétaire Général du SYNAC. A la grande surprise des syndicalistes et contre toute attente, à l’issue du conseil des ministres du 24 janvier 2019, le Gouvernement de la République du Mali a nommé un Contrôleur Général de Police comme Gouverneur de la Région de Kayes. Pour les syndicalistes, cette nomination a pour but d’affaiblir et anéantir l’élan amorcé par le syndicat au sortir du congrès sus évoqué. En vue de traduire en action, les engagements pris lors de ce congrès, le camarade SG, OCD a déposé sa démission de son poste de CAAJ du GR de Kayes, le lendemain de la nomination du GR non administrateur civil. Dès lors, les pressions se multiplient sur le camarade Ousmane Christian DIARRA de la part de ses autorités hiérarchiques pour qu’il rejoigne son poste.

Face à cette démarche, que le syndicat qualifie de provocation et de mépris à son égard, les Administrateurs civils ont pris la pleine mesure de l’attitude du Gouvernement dans la gestion de ce dossier. Ils se sont mobilisés derrière leur SG et leur syndicat. Ils ont signé une motion de soutien à leur camarade OCD, le 06 mars 2019 et se préservent le droit d’user de tous les moyens légaux qui leur garantis par les lois de la république pour défendre leur camarade victime de cabale et de harcèlement (lire copie de la motion de soutien).

Il faut noter que les Administrateurs civils sont ceux qui ont compétence à occuper le poste de Gouverneur pour en avoir reçu la formation. L’Etat dans sa politique aveugle d’imposer des gouverneurs militaires ou policiers pour question de sécurité devrait dans ce cas diriger ses nominations sur les régions spécifiques qui sont d’ailleurs nombreuses à ce jour : Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni et même Mopti. Les autres postes de gouverneurs de régions devraient revenir des Administrateurs civils au cas où ils n’obtiennent pas la majorité des postes conformément aux normes établies.

Nous sommes sûrs que des esprits malins vont tenter de contredire notre option au motif d’une prétendue question d’insécurité. Mais nous leur suggérons de nous expliquer pourquoi permanemment un civil au poste de ministre de la défense au détriment des militaires (Bantan fut remplacé par deux civils de suite), un civil au poste de président de la commission défense (Karim Kéita) de l’Assemblée Nationale au détriment d’un policier (Niamé Kéita). Pourquoi de telles nominations de civils et de militaires dans la confusion, notamment à des postes qui conviennent plutôt à d’autres compétences ? C’est ainsi que l’on fera le Mali ?

Mamadou DABO

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Source : Maliweb

Maliweb

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