Hausse du prix du ciment : l’association libre des consommateurs dénonce et exige de revenir à l’ancien prix

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La hausse du prix du ciment se poursuit. En l'espace de quelques semaines, le prix de la tonne a augmenté de plus de 30 mille francs CFA. Cette augmentation du prix du ciment a entraîné le ralentissement des chantiers et autres grands travaux dans la capitale et à l’intérieur du pays. Les besoins annuels du Mali en ciment sont estimés à trois millions de tonnes par an

Cette augmentation concerne le ciment importé et les productions locales. De sources concordantes, elle serait liée à la diminution de l’offre du produit et s'expliquerait, selon les importateurs, par des travaux en cours au Sénégal et en Gambie. D'autres l’imputent aux difficultés liées au chargement des camions à l'usine de la cimenterie de Dio.
Aujourd’hui, à Bamako, la tonne qui coûtait 90 000 F CFA est actuellement cédée entre 115 000 et 117 000 FCFA et est plus cher encore à l’intérieur du pays. La tonne oscille entre 120000F à Menaka et 135000F à Tombouctou.
De l’avis des acteurs du secteur, cette hausse du prix du ciment est également due au fait que la demande est nettement supérieure à l’offre. C’est donc la rareté du produit qui est à la base de cette flambée du prix. Selon des consommateurs, des commerçants attendent toujours le moment où le produit est le plus demandé pour monter les enchères.
Les besoins annuels du Mali en ciment sont estimés à trois millions de tonnes. Seulement la moitié de cette quantité est produite par les deux unités industrielles locales, Diamond ciment qui produit 1 million de tonnes par an et la Société des ciments de l’Afrique qui produit 500.000 tonnes par an.
Le Sénégal fournit 90% de nos importations. Et selon certains commerçants, ce pays a diminué ses exportations vers le Mali depuis le démarrage de ses grands chantiers de construction. Un fait qui est aussi une explication de cette augmentation du prix du ciment.

Pour des consommateurs, rien ne saura expliquer cette hausse du prix du ciment surtout en ce moment de crise. Ils estiment que les autorités doivent prendre des mesures pour subventionner le ciment afin d'atténuer la souffrance des consommateurs. Abdoulaye Ballo, président de l’Association libre des consommateurs maliens, avertit les autorités que son association entend mener des activités pour le maintien du prix du ciment à l’état.

Source : aBamako

aBamako

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