Mise en œuvre de l’accord de paix au Mali : Le Conseil de sécurité salue le rôle de l’Algérie

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Le Conseil de sécurité a salué, mercredi dernier, le rôle de l’Algérie et l’équipe de médiation internationale dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali.

Le Conseil de sécurité a salué, mercredi dernier, le rôle de l’Algérie et l’équipe de médiation internationale dans la mise en œuvre
de l’accord de paix et de réconciliation au Mali.

Dans sa résolution adoptée mercredi qui a prorogé le mandat de la Minusma au Mali au 30 juin 2017, le Conseil de sécurité a affirmé qu’il comptait «faciliter, appuyer et suivre de près la mise en œuvre de l’accord en saluant le rôle joué par l’Algérie et les autres membres de l’équipe de médiation internationale pour aider les parties maliennes à appliquer l’accord». Le Conseil de sécurité a considéré l’accord pour la paix, signé en 2015 par le gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination des mouvements de l’Azawad, comme «une occasion historique d’installer durablement la paix au Mali». L’organe onusien voit dans l’accord, «un texte équilibré et complet», du fait qu’«il prend en compte les dimensions politique et institutionnelle de la crise au Mali», ainsi que les «aspects liés à la gouvernance, la sécurité, le développement et la réconciliation», tout en «respectant la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de l’État malien». Globalement, la résolution assigne sept tâches précises à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, en priant le secrétaire général de définir des options pour renforcer la sûreté et la sécurité du personnel de la Minusma, y compris le renforcement des capacités de la mission en matière de renseignement. À cette fin, le Conseil de sécurité a approuvé la demande du chef de l’ONU d’augmenter le nombre des militaires de la Minusma de 11.240 à 13.289, soit une hausse de 18%, et celui des policiers, de 1.440 à 1.920 personnes. Aux termes de cette résolution, la Minusma est appelée à appuyer la mise en œuvre de l’accord de paix et à adopter une position déterminée et ferme pour mener à bien son mandat. Pour «défendre activement son mandat», la MINUSMA peut désormais «prendre activement des dispositions musclées pour contrer les attaques asymétriques dirigées contre des civils», en menant des opérations directes en cas de menaces graves. Cette notion de «menaces asymétriques», cité dans le rapport du Secrétaire général, a été au cœur du débat des membres du Conseil de sécurité qui a suivi l’adoption de la résolution. «Une notion est ambiguë et floue», a jugé le représentant de la Russie, qui a estimé que les frappes de la mission pourraient «entraîner des risques préjudiciables à la réputation des Casques bleus». Un mandat «plus proactif de la Mission ne devrait pas se traduire par des attaques préventives qui pourraient modifier la nature de ses activités de paix», a précisé de son côté le représentant de l’Uruguay. Les représentants des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Espagne et du Sénégal ont, en revanche, appuyé sans réserve ce nouveau mandat de la Mission, qui est «plus robuste», selon le représentant de la France, et parfaitement conforme aux opérations de maintien de la paix, a estimé son homologue du Royaume-Uni. La résolution a, par ailleurs, condamné fermement les prises d’otages ayant pour but d’obtenir des fonds ou des concessions politiques. Le Conseil de sécurité s’est dit résolu à empêcher les enlèvements et les prises d’otages dans la région du Sahel, dans le respect du droit international et en application du Mémorandum d’Alger sur les bonnes pratiques en matière de prévention des enlèvements contre rançon par des terroristes, publié par le Forum mondial de lutte contre le terrorisme. Sur le terrain, quatre militaires maliens ont été tués et un autre blessé dans une attaque contre un convoi de l’armée près de Tombouctou, dans le nord du Mali, a déclaré, jeudi, une source militaire citée par des médias locaux. «Les militaires maliens assuraient la sécurité des travailleurs d’une société entre Tombouctou et Goundam (nord-ouest) quand ils ont été attaqués. Trois militaires ont été tués (et) deux autres blessés» dans cette attaque survenue mercredi, a-t-on précisé de même source. Aucune indication n’était disponible sur le nombre des assaillants ni sur et leur identité.

aBamako

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