Travaux de réhabilitation de la rue de Niaréla : L’amateurisme de l’entreprise «Espoir de Demain Sarl» provoque la révolte des jeunes

La Coordination des associations de développement en commune II (Cadec) a tenu une assemblée générale le mardi 28 juin 2016 à la Rue Titi Niaré de Niaréla. L’objectif de cette rencontre était de dénoncer les travaux de réhabilitation de la vieille rue de Niaréla, communément appelée «Rue Titi Niaré». Elle était présidée par le Coordinateur national des réseaux de la jeunesse en commune II et non moins président de la Cadec.
Ces jeunes «révoltés» dénoncent la méthodologie de travail de l’entreprise «Espoir de Demain Sarl» (Eds) sur la rue principale de Niaréla (Rue Titi Niaré). En effet, depuis un certain temps, Bamako est dans la dynamique d’assainissement pour bien accueillir, en janvier 2017, le Sommet Afrique-France. Certaines routes de Bamako sont en cours de réhabilitation, comme celle de la vieille rue Titi Niaré de Niaréla. C’est l’entreprise «Espoir de Demain Sarl» (Eds) qui est en charge des travaux de réhabilitation de cette rue principale de Niaréla.
Les travaux ont commencé il y a quelques temps, par l’Eds, mais les populations de Niaréla et ses environs n’approuvent pas la méthodologie de travail de l’entreprise. Les deux premières pluies qui ont arrosé Bamako n’ont rien arrangé à cette situation. D’autant qu’une partie déjà goudronnée a provoqué une grave inondation occasionnant ainsi un dégât important dans les quartiers riverains, faute de curage de caniveaux en premier lieu par l’entreprise en charge des travaux. Du coup, la tension est montée d’un cran, provoquant la révolte des jeunes du quartier à cause de cette inondation cruelle jamais vécue par la population de Niaréla.
«Nous demandons un arrêt pur et simple des travaux routiers dans nos quartiers, pour notre propre sécurité pendant l’hivernage. On veut que l’Etat prenne ses responsabilités en arrêtant les travaux, avant que le pire n’arrive. L’entreprise Eds n’est pas à la hauteur pour un travail de cette envergure sur 7 kilomètres de route», ont martelé les jeunes au cours de leur assemblée générale.
En effet, pour Karim Traoré, membre de la Cadec, l’agacement des jeunes est à la hauteur des dégâts causés dans leurs familles suite aux travaux d’aménagement routiers sur la rue Titi Niaré. Avant d’ajouter que leur l’objectif est simple à l’endroit de nos plus hautes autorités et à l’entreprise Eds : arrêter les travaux jusqu’à nouvel ordre.
Selon lui, sans les préalables des travaux routiers (comme le curage des caniveaux, le creusement de certaines parties du caniveau et le bétonnage des ponts afin de faire drainer l’eau sur sa destination ancienne), rien ne sera permis à l’entreprise en charge des travaux de continuer. «Nous savons tous que la saison des pluies de cette année sera abondante en pluies, même si nous ne sommes pas des météorologues. Nous ne pouvons accepter qu’un tel travail routier se poursuive, sans que le curage des caniveaux ne soit effectif», a-t-il précisé.
Pour sa part, Mamadou Touré dit Boua, membre actif de la Cadec, a lancé un cri de cœur à l’endroit des plus hautes autorités afin qu’elles s’impliquent dans le suivi régulier de ces travaux routiers pour un dénouement heureux de leur calvaire.
Il est utile de préciser que cette assemblée générale des jeunes de la commune II a enregistré la présence de la Directrice régionale des routes, Mme Sangaré Kadiatou Diarra, et d’une forte délégation composée de l’entrepreneur et du topographe de la société Eds en charge des travaux. Après avoir longuement écouté les jeunes, la Directrice régionale des routes a dit avoir pris bonne note de leurs revendications et qu’elle portera le message à qui de droit.
Nous y reviendrons !
Ousmane DIAKITE/Stagiaire

aBamako

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