Armée malienne, l’homme à la place qu’il faut : Enfin IBK se réveille !

Entouré de vautours dès son élection à la Magistrature suprême, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, se réveille de sa somnolence. Prenant son bâton de pèlerin, il a décidé de nettoyer l’écurie, notamment dans l’armée dans le cadre de sa refondation dont il a fait son cheval de bataille. Désormais, il met l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Bravo donc IBK et dix sur dix à son ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéman Hubert Coulibaly !

D’aucuns diraient peut-être qu’il ne sert à rien de ressasser un passé glorieux. Mais, la situation actuelle de notre cher Mali est telle qu’on ne peut s’empêcher de se demander s’il s’agit encore du Mali des Soundjata, Tièba, Babemba, Da Monzon et autres figures emblématiques. Jamais, le Mali n’est tombé aussi bas que sous Amadou Toumani Touré, lequel, au demeurant, se vantait constamment d’être un général et d’être mieux placé que quiconque pour savoir ce que c’est que la guerre. Et oui le règne d’ATT, n’en déplaise aux courtisans, est, souhaitons-le, ce qui pourrait y avoir de pire, tant l’honneur, la dignité sont désormais des notions réduites à leur plus simple expression.

Assainir l’armée, en faisant valoir les jeunes, au lieu de laisser les vieux généraux retraités ventrus qui se baladent à Bamako dans de grosses bagnoles en compagnie de belles nanas, alors que le pays brûle, telle est la politique. «Oui ! Il faut les mettre tous à la retraite anticipée». Tel est l’avis de la majorité de nombreux Maliens qui s’étonnent que l’Etat continuerait de verser les salaires à ces généraux payés à ne rien faire. Alors pourquoi les maintenir dans l’armée ?

Tenez, l’ancien président Amadou Toumani Touré aurait nommé 37 Officiers généraux dans l’armée et 15 Inspecteurs généraux de police, soit au total 52 généraux sous son règne. Alors que ses prédécesseurs en ont nommé 18 au total. En huit ans de pouvoir, le regretté Modibo Kéïta en avait nommé qu’un seul : feu Général Abdoulaye Soumaré.

En 23 ans de dictature, le Général Moussa Traoré a été aussi très avare dans les nominations à ce prestigieux poste. Ils étaient neuf (9) à bénéficier des avantages de ce grade sous la deuxième République. En dix ans de règne, le premier président démocratiquement élu, Alpha Oumar Konaré, en avait fait presque autant avec huit(8) nominations. S’il est vrai que sous ATT, il y a des nominations fantaisistes, avec le président IBK, il faut nettoyer l’écurie. En lieu et place de vieux généraux inutiles, fuyant la guerre, il a jeté son dévolu sur des jeunes aguerris au combat et qui ont fait et font encore la fierté du Mali au front. Il s’agit notamment du Lieutenant-colonel Abass Dembélé, Directeur de l’Ecole d’état-major nationale de Koulikoro ; du Colonel-major Abdrahamane Baby, nouveau chef d’état-major de l’armée de terre et de Didier Dakouo, nouveau chef d’Etat-major général des armées. Un clin d’œil à ces valeureux jeunes Officiers.

Didier Dakouo, Chef d’Etat-major général des armées Surnommé «l’homme du front», ce quadragénaire est un Officier atypique. Il est devenu une légende vivante pour avoir eu l’audace, voire le toupet de défier le capitaine Sanogo, alors homme fort du Mali. Nommé Chef d’état-major général des armées en conseil ordinaire des ministres le 29 juin dernier, il a apporté un changement au niveau du commandement de notre Grande muette. Il a fait la fierté du Prytanée militaire qui lui a ouvert les portes de l’armée. Longiligne, frêle, toujours prêt à aller au front, ce chef des opérations militaires dans le Nord du Mali n’a pas mis de gants durant l’occupation du Nord du Mali en 2013 pour dire que «l’armée est à l’image du pays, en putréfaction !». Mieux, il a invité «le capitaine Sanogo et sa bande à venir défendre la patrie sur le terrain. «Une fois le Nord libéré, je me chargerai du cas des putschistes», avait-il ajouté. Volontariste, le fantassin Didier Dakouo n’a jamais rechigné à diriger ses troupes pour la libération de Konan, Gao et Anéfis. Jeune vétéran de la guerre du Nord du Mali, promu Général, l’actuel Chef d’état-major général des armées, Didier Dakouo, incarne désormais, par sa ténacité, la nouvelle race d’Officiers dont le Mali a tant rêvé. Précisons que Didier Dakouo est né en 1967 à San, dans la région de Ségou, au Mali. Il est issu de l’ethnie bobo. Il fait partie de la première promotion militaire de Kati.

Le Colonel-major Abdrahamane Baby, Chef d’Etat-major de l’Armée de terre
Lui, il n’a appris que le métier des armes. Parmi tous les Saint-cyrien maliens, il est le seul à avoir un Brevet d’Instructeur de techniques Commando au CNEC (Centre national d’entraînement Commando) en France. Sa nomination va susciter à donner beaucoup d’aptitude au commandement, à restructurer l’Armée de terre, à revaloriser le physique de nos soldats et enfin, à donner une égalité de chance aux hommes de troupe capables et valables. Il est d’une sociabilité incomparable.

La cinquantaine révolue, une taille au-dessus de la moyenne et le crâne, légèrement, dégarni, le Colonel-major Abdrahamane Baby est un pur produit du Prytanée militaire de Kati. C’était au milieu des années 80. Il avait, à l’époque, comme condisciples, un certain général Moussa Sinko Coulibaly, actuellement, patron de l’Ecole de Maintien de la Paix, Alioune Blondin Bèye ; capitaine-général Amadou Aya Sanogo, ex-chef de la junte militaire ; Colonel-major Salif Traoré, ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile ; Colonel-major Diamou Keïta, ambassadeur du Mali en Angola…… La liste, on s’en doute, est loin d’être exhaustive. Au sortir de l’EMIA (Ecole Militaire Interarmes) de Koulikoro, rebaptisée Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy, le jeune Officier est allé parfaire ses connaissances dans plusieurs écoles d’Officiers, hors du Mali. Avant d’occuper de hautes fonctions. D’abord, dans l’armée. Ensuite, dans la haute administration militaire. Alors Directeur général du Prytanée militaire de Kati, Abdrahamane Baby s’envole pour la prestigieuse Ecole supérieure des officiers du Cameroun, dont il est revenu, auréolé de gloire ; mais aussi, de compétences avérées dans le métier des armes. D’où son affectation, pendant la transition, au ministère de la Défense.

Sympathique, d’un abord facile, la plupart des Maliens se sont familiarisés avec son visage, lors de la libération des régions du Nord. A en croire ses compagnons d’armes, «Baby» – comme l’appellent les intimes – est l’un des plus brillants Officiers de sa génération. «Il connaît le Nord, dont il est originaire, et le combat. Surtout, cette guerre asymétrique que nous imposent les jihadistes», nous confie un de ses compagnons d’armes. Qui a requis l’anonymat.

Homme de terrain, le Colonel-major Abdrahamane Baby dispose de toutes les compétences requises pour relever les défis qui l’attendent à ce poste : le réarmement moral et matériel de ses troupes. Afin de leur permettre d’assurer la sécurité de nos populations et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. C’est, du moins, ce que nous ont confié ses compagnons d’armes. Lesquels ajoutent, que pour une fois, l’homme qu’il faut a été mis à la place qu’il faut.

Le Lieutenant-colonel Abass Dembélé, Directeur de l’Ecole d’Etat-major nationale de Koulikoro

Il a été le premier Officier à monter un embryon d’unité de forces spéciales lors de la récupération des régions du Nord aux côtés de la Force Serval. Dans la bataille de Konna, les forces spéciales (le corps des commandos volontaires maliens) étaient dirigées par le commandant Abass Dembélé (fils du Colonel Koké Dembélé). Sans cet Officier et ses hommes, Konna n’aurait pas tenu 15 minutes devant des jihadistes très bien équipés. La principale force des assaillants : leur grande mobilité et leur capacité de rassemblement. «Ils sont comme des essaims d’abeilles. Ils attaquaient en groupes, puis se repliaient, pour revenir en force», avait-t-indiqué. Mais déterminé à faire échec aux assaillants, alors Commandant, Dembélé et ses hommes ont tenu bon. Leur engagement a contribué à perturber le plan initial des jihadistes.

Précisons que le Lieutenant-colonel Abass Dembélé vient de diriger avec brio la sortie de la 28ème promotion de l’Ecole d’Etat-major nationale de Koulikoro.
La Grade nationale a besoin d’un Chef d’Etat-major bien éclairé

Adjoint à un moment donné, il a fait preuve d’une détermination sans faille. Il s’agit de Débérékoi Souara. Peut être à la hauteur des tâches

aBamako

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