Tensions intercommunautaires : Bara samba Dicko invite les uns et les autres à l’union sacrée autour du Mali

Ces derniers temps, la cohabitation entre Peulh et Bambara dans certaines localités de notre pays a pris un coup dur. Face à cette situation, le président de l’Association pour la réinsertion des enfants des écoles coraniques (APREEC), Bara Samba Dicko, appelle les uns et les autres à l’union.
Dans un entretien, M. Dicko s’est dit inquiet des tensions entre les communautés, notamment dans le centre (région de Mopti), d’où il est lui-même originaire. « Ce qui a toujours fait la beauté de notre pays, c’est sa diversité ethnique et culturelle. Les Maliens ont toujours su vivre en parfaite harmonie et jamais le tissu social n’avait autant été ébranlé », a-t-il dit.
Dans ces derniers temps, la région de Mopti a été agitée par les affrontements opposant Peuls et Bambaras dans le cercle de Tenenkou et les tensions entre Peuls et sédentaires à Bankass. « Il y a juste quelques jours, poursuit-il, certains peulhs de la communauté warbé de Nampala se sont rendus dans un village Bambara pour voler des bétails. Après leur sale besogne, ils se sont rendus à Djomdjori où des complices les attendaient sans doute. Malheureusement, ils ont été rattrapés par les Bambaras au bord du fleuve de Djomdjori.
Au lieu de s’en fuir tout simplement, ils ont préféré ouvrir le feu sur les Bambaras en tuant deux d’entre eux ». Pour le jeune président de l’APREEC, lui-même natif de Djomdjori, les Peulhs et les Bambara ainsi que toutes les autres communautés doivent plus que jamais comprendre que nous avons le devoir et l’obligation de nous donner la main pour construire au lieu de détruire notre bien commun qui est le Mali.
Par rapport à la création d’un mouvement armé pour défendre les Peuls, le jeune Bara Samba Dicko dira qu’il est temps que les autorités prennent des dispositions idoines pour protéger tous les Maliens. Selon lui, c’est à cause de la faiblesse de l’État que tout cela arrive. « Si jamais les autorités ne protègent pas comme il faut les citoyens, les mouvements de cette nature vont se multiplier et cela mettra sans doute notre pays à terre un jour », estime-t-il.
KANTAO Drissa

aBamako

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