Sommet Afrique–France 2017 : Un vivier d’agents pour le protocole

Le Mali abritera le 27ème Sommet Afrique-France, les 13 et 14 janvier 2017. Pour réussir un événement d’une telle dimension, les organisateurs mettent les bouchées doubles en améliorant divers volets de l’organisation (logistique, communication, sécurité, protocole etc.). C’est ainsi qu’une trentaine de jeunes et une dizaine d’agents du Centre international de conférence de Bamako (CICB) ont été formés au b.a.-ba du protocole. Les bénéficiaires vont appuyer le Comité national d’organisation du sommet Afrique-France (CNOSAF) dans le cadre de l’organisation, l’accueil et l’accompagnement des personnalités.

La « formation en protocole » a pris fin par un cérémonial au CICB, en présence du président du CNOSAF, Abdoullah Coulibaly, du chargé d’affaires de l’ambassade de France au Mali, Samuel Gourdon. Ont également pris part à la remise d’attestations, l’ambassadeur délégué permanent du Mali auprès de l’UNESCO, Oumar Kéïta, les parents et proches des récipiendaires ainsi que de nombreux invités.

Les nouveaux certifiés viennent, en partie, de la promotion Seydou Badian Kouyaté de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Ils ont été formés pendant 45 jours par Mathias Diarra, coordinateur principal du protocole au CNOSAF. Au cours de la formation, les apprenants ont rencontré des ambassadeurs, des Maîtres de la Chancellerie nationale, de hautes personnalités d’expériences diverses qui les ont entretenus du sens et de la portée de la Constitution, du drapeau, de l’hymne national, des institutions, des décorations, de la diplomatie et de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Un accent particulier a été mis sur la présentation des institutions africaines ; la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques ; les privilèges et immunités diplomatiques ; la visite au Mali de personnalités étrangères (accueil à l’aéroport, cortèges, hébergement, salles de conférence) ; la visite à l’étranger de personnalités.

Les auditeurs, tous bilingues, en ont aussi appris sur la fonction diplomatique ; les différentes catégories de visites ; les fêtes, les commémorations et les inaugurations en République du Mali ; le protocole relatif aux activités de l’épouse du président de la République ainsi que le savoir-être comportemental.

« Le protocole est au début, au milieu et à la fin de toute la chaine organisationnelle. Cette formation contribue au renforcement de notre compétence et à la construction de notre personnalité », a affirmé au cours de la cérémonie Lansenou Keïta, porte-parole des récipiendaires et non moins major de la promotion. M. Keïta s’est aussi réjoui de l’animation et de la gaieté qui ont imprégné le cadre de travail durant toute la session.

De son côté, l’animateur de la formation a indiqué que le protocole est l’âme de l’accueil et le cœur de l’organisation. « Le protocole est un domaine transversal qui travaille en étroite collaboration aussi bien avec la cellule diplomatique, le cabinet du président de la République, l’Assemblée nationale qu’avec les services de sécurité, de la santé, de l’administration et de la presse », a expliqué Mathias Diarra avant d’attirer l’attention des participants sur l’importance des dimensions psychologiques, morales et le savoir-faire développés lors de la formation.

Au cours d’un évènement majeur, comme le sommet à venir, la tentation de la diversion et du dévoiement est très forte chez beaucoup d’agents du protocole, en termes notamment de sollicitations pécuniaires auprès des hôtes ou d’autres menus services, a averti le formateur tout en assurant que les attestations donnent aux bénéficiaires des atouts importants faisant d’eux un vivier important d’agents de protocole dans lequel le Mali pourra puiser à tout moment.

Juste après la séquence de remise des attestations aux récipiendaires, le représentant de l’ambassade de France a rappelé la valeur symbolique du prochain sommet Afrique-France. Ce sommet symbolise selon Samuel Gourdon, symbolise le retour du Mali sur la scène internationale après la période de crise, a laissé entendre Samuel Gourdon qui a aussi salué l’immense travail des organisateurs du Mali et de la France. S’adressant aux bénéficiaires de la formation, M. Gourdon les a invités à maintenir le niveau d’exigence acquise pendant la formation afin que le sommet soit une réussite.

aBamako

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