Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

Les archives de Mandela au cœur d’une rencontre Hollande-Zuma

La démocratie, « un idéal pour lequel je suis prêt à mourir » : François Hollande a remis lundi à Paris au président sud-africain Jacob Zuma les archives sonores du procès de 1964 où le leader anti-apartheid Nelson Mandela prononça cette célèbre phrase.

Recevant Jacob Zuma à l’Elysée, François Hollande a salué le combat du héros de la liberté, condamné à la perpétuité à l’issue de ce procès, qui permit de mettre « définitivement hors jeu cette affreuse méthode qu’était l’apartheid ».

La France et l’Afrique du Sud ont l’ambition commune « de défendre partout la démocratie, le pluralisme », a-t-il affirmé. « Sans doute est-ce dû à notre histoire et aux liens qui se sont créés pendant toute la période où les Sud-Africains voulaient en terminer avec l’apartheid et où les mouvements progressistes en Europe et en France luttaient à côté de Nelson Mandela », a-t-il rappelé.

Le chef de l’Etat sud-africain, qui effectuait sa deuxième visite d’Etat en France depuis son élection en 2009, a de son côté remercié la France « pour la numérisation du procès de Rivonia qui va préserver ce morceau inestimable de l’histoire de l’Afrique du Sud pour les générations à venir ».

M. Zuma doit également aller commémorer mardi le centenaire de la bataille du Bois Delville, dans la Somme, site d’une des batailles de la Première guerre mondiale dans laquelle fut engagée en 1916 la première brigade d’infanterie d’Afrique du Sud.

Cette commémoration « a une importance particulière pour nous. Nous allons profiter de l’occasion pour corriger l’une des grandes injustices de notre passé », a-t-il affirmé.

« Le mémorial sud-africain de Bois Delville a été transformé de manière à reconnaître le rôle joué par les Sud-Africains noirs lors de la Première et de la Seconde guerre mondiales, comme a été reconnu le rôle des Sud-Africains blancs », s’est-il félicité.

L’Afrique du Sud a été dirigée par un régime ségrégationniste qui est définitivement tombé en 1994 avec un premier scrutin démocratique et l’élection de Nelson Mandela à la présidence.

L’icône de la liberté et de la réconciliation avait auparavant passé 27 ans en détention dans les geôles de la minorité blanche.

Cameroun : La sécurité renforcée à l’Est pour freiner les incursions des groupes armés centrafricains

Les autorités camerounaises veulent bander les muscles et faire face à la lancinante question de la sécurité qui constitue une priorité à l’Est du pays qui s’ouvre sur la Centrafrique. Face aux risques d’incursion des groupes armés venant de la Centrafrique voisine, elles annoncent des mesures fortes.

« Nous allons renforcer la sécurité sur notre frontière avec la Centrafrique », a déclaré Jean Baptiste Bokam, secrétaire d’Etat à la Défense.

Ce renforcement de la sécurité contribuera à freiner ou à limiter les incursions des groupes armés venant de la Centrafrique, si l’on en croit le patron de la gendarmerie.

Le 19 mars 2015, au moins 15 camerounais dont le maire de Lagdo dans la région du Nord, sont enlevés par des personnes présentés comme des rebelles centrafricains, rappelle Koaci qui s’est aussi intéressé à la sortie du secrétaire d’Etat à la Défense.

Mali : deux militaires tués dans une attaque près de la frontière avec le Burkina

Deux militaires maliens ont été tués dans une attaque terroriste près de la frontière avec le Burkina Faso.

« Deux membres de la garde nationale (une composante de l’armée malienne) ont été tués samedi à Dinangourou (centre du Mali), près de la frontière avec le Burkina Faso par des terroristes », a déclaré à l’AFP une source militaire malienne.

Toujours selon ladite source, des témoins de l’attaque ont indiqué que les assaillants qui seraient venus du Burkina Faso ont ouvert le feu sur des gardes, composante de l’armée malienne. Deux soldats ont été tués sur le champ.

L’information sur l’attaque et le bilan a été confirmée par un élu local qui a parlé « d’une opération très rapide menée par les assaillants qui étaient très probablement très informés ».

L’attaque n’a pas encore été revendiquée mais les jihadistes du Front de libération du Macina » (FLM) opérant dans le centre, sont soupçonnés d’en être les auteurs.

Libye : Huit étudiants enlevés dans le sud par un groupe armé

Des hommes armés jusqu’aux dents ont enlevé dimanche huit jeunes étudiants dans le sud de la Libye.

Ces étudiants, nous dit, ont été enlevés dimanche par ces hommes armés alors qu’ils étaient en compagnie d’un certain nombre de voyageurs sur la route reliant Koufra à Jalou, en direction de la ville de Benghazi (est).

« Des hommes armés ont enlevé des étudiants hier soir après les avoir arrêtés avec d’autres voyageurs dans la zone des câbles 400 kilomètres, au nord de la région de Koufra », ont indiqué des sources de sécurité officielles, ajoutant qu’ils ont pillé les biens des passagers.

Dans un communiqué qui nous est parvenu, le porte-parole de la sécurité de la Direction de sécurité de Koufra a indiqué, que des Brigades affiliées à des bataillons de sécurité dans la ville de Koufra et de Tazirbou sont sorties en patrouille pour passer au peigne fin la zone et essayer de traquer les ravisseurs.


Afrique360

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