Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

Mali : deux morts dans des manifestations à Gao

Deux personnes ont été tuées dans des manifestations dans la ville de Gao. Selon la source hospitalière qui a accueilli les blessés pour des soin médicaux, les manifestants ont envahi les rues de Gao pour montrer leur courroux contre des « injustices » dans l’application des accords censés ramener la paix dans le pays.

Voulant disperser la foule, l’armée malienne nous dit-on, a tiré de balles réelles dans la foule tuant ainsi deux personnes et causant de nombreux blessés.

« Il y a deux morts par balles dans notre hôpital, ce sont des civils. Il y a aussi des blessés », a déclaré un responsable de l’hôpital de Gao, la plus grande ville du Nord

Ces milliers d’opposants, se sont rassemblés dans les rues de la ville avant de marcher sur le commissariat central et de l’encercler. Certains manifestants ont incendié des pneus, d’autres jeté des pierres sur la police. D’autres étaient armés de couteaux, nous dit-on.

Sénégal : Le « protocole de Rebeuss », un scandale financier au sommet

Le « protocole de Rebeuss » est un scandale financier qui oppose l’ancien président Abdoulaye Wade à Idrissa Seck, un de ses anciens premiers ministres. Ce dernier qui a été mis en prison dans ce différend financier aurait concocté un « deal » avec son patron d’alors pour se libérer de griffes de dame justice.

« Wade et Idrissa Seck cherchaient un règlement financier à un différend financier. » C’est Me Nafissatou Diop, la notaire au cœur de cette grosse affaire d’argent qui a fait cette révélation. Dans un entretien avec nos confrères du quotidien sénégalais « Libération », Me Nafissatou Diop s’est voulue claire sur la définition de terme protocole qui, selon elle, renvoie à une convention qui facilite une communication sans faire, directement, partie du sujet de la communication elle-même.

« Seuls Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, Me Ousmane Sèye et moi savons (…). Officiellement, Monsieur Idrissa Seck a été inculpé et placé sous mandat de dépôt dans le cadre des chantiers de Thiès. Au cours de sa détention, Me Abdoulaye Wade a manifesté la volonté d’ouvrir des pourparlers avec lui », a-t-elle martelé.

« Idrissa devait de l’argent à Wade »

Et sans entrer dans les détails, la notaire de confier que Abdoulaye Wade leur a clairement fait savoir que son ancien premier ministre lui devait de l’argent et qu’il voulait le récupérer.

D’ailleurs, c’est à cause de cet argent qu’il l’avait envoyé en prison, avant de lui proposer une issue de secours. “C’est dire que le document financier existe, même si on ne saurait le présenter comme un protocole ou une convention. C’est un engagement qui liait deux personnes à travers leurs mandataires“, confesse Me Nafissatou Diop.

Donc, ce serait manquer de respect à des officiers de justice, mandatés par leurs clients, que de nier l’existence de cet accord. Certes soumise au droit de réserve, Me Diop dit ne pas accepter qu’on la “jette en pâture“.

RDC : tuerie de Béni, la société civile accuse l’Ouganda et demande l’ouverture d’une enquête

«Nous demandons une enquête conjointe avec la CIRGL. Nous estimons qu’il est temps que le gouvernement congolais clarifie cette 14è incursion que la société civile a toujours dénoncé. Qu’il donne un rapport cohérent et ad hoc pour démontrer à la face du monde et à la communauté internationale, l’implication de l’Ouganda […] dans les massacres de Beni».

C’est Teddy Kataliko, le président de la CIRGL qui a ainsi fait part du souhait de la société civile congolaise qui pense que l’Ouganda voisin est fortement impliqué dans la tuerie qui a eu lieu dans ce territoire situé à plus de 350 KM AU Nord de Goma (Nord-Kivu).

A en croire le président de la société civile de Beni c’est l’armée ougandaise qui ravitaillait les groupes armés dans la localité de Mwalika.

Ouganda: L’opposant Kizza Besigye recouvre sa liberté

L’opposant historique Kizza Besigye, a été libéré sous caution, ce mardi 12 juillet. Le montant de la caution s’élève à 100 millions de shillings, soit près de 30. 000 dollars US. Besigyse, avait été inculpé pour « trahison » et placé en détention préventive le 11 mai dernier.

Après avoir passé deux mois en détention préventive, Besigye est de nouveau libre. A sa sortie de prison, il a lancé à l’endroit de la presse un « je suis très content d’être libre, pour le moment ».

Selon des sources médiatiques, il se serait également engagé à faire cesser « la campagne anti-gouvernement » que mène son parti depuis février dernier.

Pour rappel, tout a commencé après la présidentielle de février dernier. Arrivé deuxième derrière le Président Museveni (au pouvoir depuis 30 ans), Kizza Besigye avait contesté les résultats.

Après l’investiture de Museveni, le camp de Besigye en a fait de même. C’est d’ailleurs au cours cette cérémonie qu’il a été arrêté, le 11 mai 2016.

En Ouganda, la trahison est passible de la peine de mort. Mais on se souvient qu’il y’a 11 ans de cela (20055), Besigye avait été inculpé de trahison. Les charges contre lui avaient finalement été abandonnées.


Afrique360

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