Conseil de l’Entente:Le point de la 1ère participation du Président Talon (Vers l’adhésion du Mali très prochainement)

Dans la journée d’hier, lundi 11 juillet 2016, une délégation conduite par le président Patrice Talon a pris part au troisième sommet du Conseil de l’Entente tenu à Niamey. Tous les pays-membres à savoir : le Bénin ; le Togo ; le Niger ; la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso ont répondu présent à cette conférence. Aurélien Agbénonci, Ministre des affaires étrangères, s’est confié à la presse dans l’après-midi d’hier à leur retour du Niger.
« Nous venons effectivement de prendre part au 3e sommet du conseil de l’entente qui a connu la participation des pays membres, mais aussi d’un président invité, le président du Mali. Vous savez, le Mali ne fait pas partie du Conseil de l’entente. La première chose qu’il faut retenir, c’est que nous allions vers l’élargissement possible du Conseil de l’entente, puisque le Président malien a indiqué que, probablement, au cours de la prochaine session, il ne viendra plus en invité, mais peut-être comme un frère. Mais, cela dépend de plusieurs arrangements à l’interne. Cela dit, cette conférence a permis aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de se rendre compte de l’évolution qu’a connu l’organisation sous-régionale que constitue le Conseil de l’entente, qui a eu comme mandat, il y a quelques mois, de redynamiser son action et de mettre en place une nouvelle gouvernance. Le Président Issifou qui nous a très bien reçus a conduit son exercice pendant deux ans. Le sommet l’a remercié et l’a félicité pour la manière dont son mandat s’est déroulé. Ce sommet a désigné le Président togolais, Faure Gnansimgbé, comme un nouveau président en exercice pour une durée de deux ans.
S’agissant des questions de responsabilité, le sommet a également reconduit monsieur Patrice Kouamé, le Secrétaire exécutif, pour un nouveau mandat de cinq ans et a approuvé la nomination d’un nouveau Secrétaire exécutif adjoint, le compatriote du président en exercice sortant du Niger, puisque ce poste revient au Niger. En plus de cela, le conseil a pris connaissance des efforts qui ont été faits pour assainir la situation financière de l’organisation… Elle n’est pas des plus catastrophiques (ndlr). En ce qui concerne notre pays, nous ne sommes en retard que de notre contribution de cette année. Ce qui veut dire qu’avec les instructions du Chef de l’Etat, nous nous mettrons à jour très rapidement. Et il est heureux de constater que nous assumons notre responsabilité au sein de cette Institution.
Au plan des questions pratiques, le Conseil a retenu les indicateurs qu’il faut pour mesurer la progression en matière de bonne gouvernance des Etats membres. Ils ont retenu plusieurs indices pour mesurer la gouvernance politique et la gouvernance économiques à savoir l’indice Mo Ibrahim, l’indice de Doing business. Ils ont aussi décidé de retenir le rapport sur le développement humain que le Pnud publie chaque année comme un des éléments qui leur permet de connaître l’évolution de la santé de chacun des Etats membres. En plus de cela, le mandat de mobilisation des ressources qui a été donné au secrétaire Exécutif commence par connaître un début de succès. Donc, un mémorandum a été signé en présence des Chefs d’Etat entre le secrétariat des Acp et le Conseil de l’Entente….
Un autre élément très important, c’est que le Conseil de l’Entente va se lancer dans un programme de promotions immobilières. C’est-à-dire que le siège du conseil de l’Entente sera transformé et va abriter désormais un immeuble de plusieurs étages qui permettra, non seulement d’abriter les bureaux, mais aussi de générer des ressources qui vont permettre à l’Institution de fonctionner de manière autonome sans trop peser sur les finances des Etats...
D’une manière générale, c’est un sommet qui s’est passé dans de très bonnes conditions, et nous sommes heureux de savoir que c’est le rapport qui a été produit par la division de la gouvernance, que dirige l’un de nos compatriotes, qui a servi de trame aux discussions.
En marge de ce sommet, le chef de l’Etat a posé un acte, et en tant que Ministre des affaires étrangères, j’ai été ravi d’accompagner. C’est qu’il a visité notre chancellerie, notre Ambassade à Niamey pour se rendre compte de l’état dans lequel se trouve le bâtiment. Il a donné des instructions pour que nous puissions très rapidement réhabiliter ce patrimoine de la République dans ce pays voisin. Il a également annoncé à nos compatriotes qui étaient inquiets de certaines conséquences du réaménagement de notre carte diplomatique que notre Ambassade au Niger ne sera pas fermée, mais qu’elle va faire l’objet de restructuration qui va la rendre plus dynamique et en phase avec le Nouveau départ »

Propos recueillis par Félicien Fangnon


Africatime

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