Camps militaires du Mali : Une ligne de crédit ouvre des espoirs

Avec une ligne de crédit de 100 millions de nos francs, les femmes et les jeunes des camps militaires du Mali peuvent désormais emprunter de l’argent pour mener des activités génératrices de revenus. Une cérémonie de lancement de la ligne de crédit a eu lieu le samedi 9 juillet à la place d’armes de l’ex-base aérienne 100. Aux origines de l’initiative : le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Mais c’est l’Agence pour l’emploi des jeunes(APEJ) qui est le chef d’orchestre de cette ligne de crédit qui va permettre aux jeunes et aux femmes des camps militaires du Mali de bénéficier de prêts. Selon le colonel Mariétou Dembélé, la directrice du service social des armées, il s’agit de financer des activités génératrices de revenus pour les personnes ciblées.
Ce n’est pas une première, a déclaré la directrice du service social des armées, car l’APEJ a déjà mené une initiative pareille pour les camps militaires. Avant, un partenariat entre la caisse d’épargne Kafo Jiguinew et l’APEJ portant sur 50 millions de francs CFA permettait aux jeunes et aux femmes des camps de financer leurs projets.
Amadou Cissé, le directeur général de l’APEJ, a déclaré que la présente ligne de crédit porte sur 100 millions de francs CFA octroyés à la caisse d’épargne Djiguiyassoba. Les porteurs de projets peuvent bénéficier ainsi des prêts de cette caisse et Kafo Jiguinew, deux institutions de micro finance qui travaillent étroitement avec l’APEJ et le service social des armées dont l’aval est nécessaire pour l’octroi des prêts.
Pour bénéficier d’un prêt, le demandeur doit être domicilié dans un camp militaire, issu de l’Association des femmes des camps ou reconnu par un militaire comme faisant partie de sa famille. Il est aussi obligatoire de déposer une demande au niveau du service social des armées, suivre la formation dispensée pour la bonne gestion du prêt.
Ce programme de d’une année est censé aider les jeunes et les femmes des camps militaires à résoudre leurs difficultés d’emploi. «Il n’est pas normal que ceux qui se battent la sécurité du pays aient à se soucier des problèmes d’emploi de leurs proches », a déclaré le ministre de la Défense Tiéman Coulibaly.
Soumaila T. Diarra

aBamako

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