Pour opacité dans la gestion du CNREX-BTP : Appel à candidature pour le poste de DG

La mauvaise gestion en cours au niveau du Centre National de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux Publics (CNREX-BTP) est édifiante : la gabegie du Directeur Général de la structure, Cheick Oumar Diallo a annihilé les efforts du gouvernement au point que les travailleurs ont démontré qu’il est au cœur d’une série de malversations financières. D’où la décision du gouvernement de lancer un appel à candidature pour le poste du Directeur Général (DG) de la structure.
« Nous avons honte, aujourd’hui, de dire que nous sommes des travailleurs du CNREX-BTP ; car, la structure a perdu son prestige d’antan. Aux détournements des fonds, s’ajoute un désintéressement quasi-général pour le travail de recherche et d’expérimentation en BTP (Bâtiment travaux publics). Sans compter les scandales, qui ne finissent pas de finir au niveau de la Direction générale… ».
Les gestes hauts et forts, des travailleurs du CNREX-BTP résument, en ces termes, la situation désastreuse de leur service. Avant d’ajouter, émus : « Tout ce que nous demandons, à nos autorités, c’est, de nous débarrasser de notre encombrant Directeur qui a précipité le CNREX-BTP dans l’abîme ».
En effet, selon nos sources, le CNREX-BTP est dans l’agonie. Malversations financières et détournements à la pelle, corruption, népotisme… seraient à l’origine de la mort prématurée de cette structure, pourtant promue à un bel avenir.
D’abord, la mauvaise gestion. À en croire nos sources, elle va de mal en pis. Et aujourd’hui, de pis en pire.
D’embrouilles en magouilles
Depuis des années, expliquent nos interlocuteurs, le sport favori du boss du CNREX-BTP, Cheick Oumar Diallo a été « l’indiscipline budgétaire » qui s’est traduite par la gabegie. Sur la base de faits ces dernières années, un syndicaliste explique le dysfonctionnement actuel au sein du CNREX.
Notre interlocuteur précise qu’en 2011, le CNREX-BTP avait commandé deux véhicules pick-up et qu’un seul a été livré. Et par la suite, que le second aurait été remplacé par un ancien à la suite d’une mise en scène du DG, Cheick Oumar Diallo.
Un autre cas et non des moindres, selon les travailleurs : à la faveur de la 16ème session du Conseil d’Administration du CNREX-BTP, après l’exécution de toute les charges, une somme de 50 millions de francs CFA restait dans la caisse du service. Mais à la stupéfaction générale du personnel, cette manne financière à pris une autre destination, jusque-là encore inconnue. Comme par magie.
Par ailleurs, les travailleurs précisent que pendant les exercices 2014 et 2015, le CNREX-BTP n’a pas eu de Directeur général adjoint (DGA) et que la direction recherchée a été supprimée par le DG, Cheick Oumar Diallo. Pourtant, souligne le personnel, cette direction est la raison d’être du CNREX-BTP, qui est dédié aux recherches.
Et un cadre de déplorer : « depuis que ce poste a été supprimé par le directeur général, les fonds alloués à la recherches sont gérés directement par lui-même ».
Avant d’ajouter : « pour preuve, durant l’année 2014, le ministère de l’Équipement a alloué au CNREX-BTP la somme de 75 millions de francs CFA pour la recherche. Mais le dirlo du centre, Cheick Oumar Diallo, s’est octroyé le rôle de chef de division recherche, afin de pouvoir gérer ce budget ».
Bien plus, les travailleurs indiquent, que pour l’entretien des locaux en 2014, le boss du Centre, Cheick Oumar Diallo, clamait à qui veut l’entendre, qu’il a dépensé pour cette cause la somme de 10 millions de francs CFA, alors qu’aucune trace n’était visible. S’y ajoute, le décaissement de 2 millions de nos francs pour l’achat de médicament pour le centre, alors qu’il n’existe nulle part un simple comprimé au CNREX-BTP. D’ailleurs, le dispensaire du centre a cessé de fonctionner depuis des lustres. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.
Même l’entretien des matériels n’est pas de nature à tempérer l’appétit vorace du dirlo du CNREX-BTP.
Cependant, les travailleurs expliquent qu’il y a deux services de nettoyage au CNREX-BTP ; tous des marchés attribués à des coquins et coquines par le dirlo du centre. Et comme si cela ne suffisait pas, l’entretien des matériels de recherche tout comme celui des ordinateurs et climatiseurs sont entre les mains des proches-parents du boss du centre.
Mais le hic qui titille, c’est que les bénéficiaires de ces marchés ne sont pas des spécialistes. D’où le lieu pour les travailleurs du CNREX-BTP de dénoncer que leur DG à ériger le Centre en un « business center » pour les membres du grin.
Et c’est pour parer à ces pratiques compromettant l’existence du CNREX-BTP que le gouvernement a décidé d’apporter un changement à la tête de la structure, en lançant un avis d’appel à candidature pour le poste de DG du CNREX-BT.
Cyrille Coulibaly

aBamako

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