Relations Mali- Grande Bretagne : nouvelle impulsion

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« Nous ne sommes pas des partenaires traditionnels du Mali, mais nous allons beaucoup travailler avec lui, avec le sahel en général ». Ces propos sont du ministre britannique en charge de l’Afrique, James Phillip Duddridge, qui a mis à profit une visite de deux jours au Mali pour échanger, mardi, avec la presse malienne. Organisée par l’ambassade de Grande Bretagne dans les locaux d’Impact Hub Bamako (un centre qui accompagne les jeunes à développer leur entreprise), la rencontre a été marquée par la présence de l’ambassadrice de Grande Bretagne au Mali, Joe Adamson et par celle de Mohamed Keïta co-fondateur et directeur général de Impact Hub.
James Phillip Duddridge, également sous secrétaire d’Etat parlementaire auprès du ministère britannique des Affaires étrangères, s’est appesanti sur les relations entre l’Afrique et le Royaume- Uni et sur l’indispensable nécessité pour son pays de marcher avec les pays africains qu’il ne voit pas en tant qu’Afrique francophone ou anglophone. Selon le ministre, il n’existe plus une « Afrique divisée en francophone ou anglophone » et la Grande-Bretagne va faire des choses avec l’Afrique, y compris avec les pays du sahel, comme le Mali. Le chef du département britannique en charge de l’Afrique a, dans la foulée, exprimé sa conviction selon laquelle l’entreprenariat est indispensable au développement d’un pays. « Il est important d’encourager la création d’entreprises. Ce sont elles qui emploient les jeunes, paient les impôts. Sans elles, la gestion de la question de l’emploi serait difficile pour l’Etat », a expliqué le ministre britannique en charge de l’Afrique.
Tout en laissant entendre que le choix du lieu de la rencontre était de bon augure pour l’entreprenariat au Mali, le directeur général de Impact Hub Bamako, Mohamed Keïta a exprimé sa reconnaissance à la Grande-Bretagne pour son soutien à Impact Hub Bamako : « l’initiative Impact Hub Bamako a vu le jour car le Royaume- Uni, à travers son ambassadrice, a cru en lui. Elle a été la première personne qu’on a sollicitée et elle a pris une bonne décision en nous aidant car le résultat est là, toutes les activités qu’on a réalisées prouvent qu’elle ne s’est pas trompée sur son choix », a-t-il dit.
Le ministre James Phillip Duddridge a conclu en affirmant que son pays marchait désormais avec le Mali, à travers un soutien accru aux entreprises. Ce choix, selon le visiteur, est basé sur une grande confiance quant à l’avenir du Mali, un avenir qui, a-t-il ajouté, ne se fera pas sans l’entreprenariat. Le ministre s’est aussi exprimé sur les grands projets britanniques pour l’Afrique. Ces projets ont trait à l’assistance humanitaire, à l’aide aux agriculteurs face aux effets du changement climatique (par un transfert de nouvelle technologie) et à la sécurité. Les projets relatifs à la sécurité visent à encourager et à promouvoir les débats sur la sécurité transfrontalière et sont donc, à ce titre, conduits étroitement avec les communautés frontalières. Pendant son séjour, James Phillip Duddridge, prévoit de rencontrer les autorités maliennes, des entrepreneurs mais aussi les troupes britanniques en mission au Mali.
K.DIAKITE

aBamako

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