Développement de la recherche animale : Dr Nango Dembélé et le Pr Assétou Founè Samaké Migan en font leur combat

Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Dr Nango Dembélé et son homologue de la Recherche scientifique, Pr Assétou Founè Samaké Migan, ont effectué une visite à la Station de recherche d’agronomie (Sra) de Sotuba  le 1ER juillet 2016. Initiée par le département de l’élevage et de la pêche, la visite conduite par le directeur général de l’Institut d’économie Rurale (IER), Bouréima Dembélé, avait au menu: la visite des dromadaires (programme Bovin camelins), du jardin agrostologique, des étables (programme Bovin), du laboratoire nationale animale (Lna), du programme volaille, et de la synthèse dans la salle de conférence. Aux termes de la visite, les deux ministres se sont engagés à tout mettre en œuvre pour développer la recherche animale au Mali.

Sur le site des dromadaires, il ressort que ledit programme est financé par la Norvège dans le cadre du changement climatique. L’importance du dromadaire a été longuement expliquée aux deux ministres. «Les avantages du dromadaire sont peu connus au Mali. Son rendement en viande, dans les bonnes conditions, est mieux que le Bovin. Il atteint les 60%. Autre avantage, sa viande contient moins de cholestérol que le Bovin. L’élevage des dromadaires peut constituer un important moyen de lutte contre la désertification au Mali et la malnutrition des populations dans des écosystèmes fragilisés y compris la zone subhumide», a expliqué Mme Kangama Penda Diallo. Au niveau du site cultures fourragères, production des semences fourragères (pour l’alimentation des animaux), les deux ministres ont constaté de visu la trentaine d’espèces de cultures tropicales. Ici, il existe  trois grandes catégories de cultures : les graminées, les légumineuses et les ligneux. L’objectif de ce centre est d’essayer de retenir tous les espèces de semences qui sortent des collections. Au Lna, il a été expliqué aux deux personnalités que la mission du Lna est de faire des analyses, études, activités de recherche, formations au niveau post universitaire des stagiaires. Cela pour mieux comprendre les animaux. Au niveau du programme des volailles, des systèmes sont mis en en place pour développer le rendement des volailles afin d’augmenter le revenu des populations.

Le Dg de l’IER n’a pas manqué, à l’occasion, de rappeler les difficultés de l’Institut. La première, selon lui, est l’insécurité foncière. La seconde, dit, est l’insuffisance de personnel pour la production animale et la pêche. Autre problème, la situation de contractuels formés par l’institut jusqu’au doctorat, la construction d’un laboratoire national animal moderne au niveau, le licenciement abusive de 40 agents de l’IER, etc. Dr Nango Dembélé a souligné  que l’IER qui abat un travail énorme pour le développement de l’élevage malgré ses maigres moyens,  peut être un des piliers de notre progrès. Il a insisté sur le soutien  de la recherche et les acteurs qui animent cette chaine de valeur. Notre département conjuguera ses efforts avec celui de la recherche scientifique pour bâtir un bon partenariat avec les chercheurs.

Hadama B. Fofana

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