Freedom House organise un débat autour du type de reforme pour une sortie définitive de la crise au Mali

La reforme qu’il faut au Mali pour une sortie définitive de la crise était au centre des débats de la cinquième Table Ronde organisé par l’ONG Freedom House le 15 Juillet 2016, à la Maison du Partenariat Angers-Bamako.

Des associations, organisations de défense et de protection des Droits de l’Homme étaient présentes à cette 5è Table Ronde qui avait pour thème: “Quelles reformes pour une sortie définitive des crises à répétition: Point de vue des acteurs clés.”

Pour parler des reformes en cours en vue d’une sortie de crise, Freedom House a fait recours à trois experts: Ambroise DAKOUO de l’Alliance Malienne pour Refonder de la Gouvernance en Afrique (ARGA-MALI), Sicaye Ag Ecansell, commissaire à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) et le Commissaire à la reforme du secteur de la sécurité au Mali, l’inspecteur général de police, Ibrahima Diallo.

Une introduction brève a été fait par Madani Coumaré qui a fait un rappel sommaire sur le Droit aux garantis de non répétition qui est un des quatre piliers de la justice transitionnelle.

Mr Sicaye, parlant du contexte de la mise en place de la CVJR a dit que l’indépendance à nos jour, différentes crises d’ordre social, politique sécuritaire, économique et culturel se sont succédées au Mali, ces crises réplétives ont occasionné de graves violations de droit de l’homme. Il y a eu une grave déchirure du tissus social, des destructions massives des biens, des pertes en vies humaines, des enlèvements, des disparitions des personnes et des destruction de sites emblématiques culturels. C’est dans ce cadre que la CVJR a été créée en vue de rechercher la vérité, promouvoir une justice transitionnelle afin d’aboutir à une réconciliation nationale garantissant le vivre ensemble malien et la non répétition des crises. Les différentes crises ayant fait beaucoup de victimes, est était également question à la Table Ronde du type de gouvernance pour une réparation saine, équitable en faveur des victime.

Au de cette cinquième Table Ronde, Mr Ambroise DAKOUO a fait une communication sur le type de gouvernance pour une réparation saine, équitable en faveur des victime. Selon Mr DAKOUO, la gouvernance répond à deux critères qui sont: Le premier critère est une question de méthode et le deuxième critère est une question de valeur.

Selon Mr DAKOUO l’architecture qui était dessiné après les évènements de 1991, était autour d’un certain nombre de principes tels que l’obligation de rendre compte, la transparence par la soumission à l’examen des autres secteurs de l’administration, au parlement et à la société civile. Il y avait également comme principe, l’efficience et l’efficacité qui exige une production de qualité dans les services rendus aux citoyens. Tous ces principes cités ont eu des problèmes dans leurs application. Vue l’échec de ces principes, le gouvernement du Mali s’est engagé dans une autre reforme de la gouvernance . cette reforme de la gouvernance touche également autour du secteur de la Sécurité.

L’inspecteur général de police, Ibrahima Diallo, Commissaire à la reforme du secteur de la sécurité a expliqué les reformes en cours dans le secteur de la sécurité. Selon Mr DIALLO, vue le problème qui est arrivé au Mali, c’est le Président de la république qui pris l’initiative d’engager une reforme du secteur de la sécurité. C’est ainsi qu’un groupe de réflexion a mis en place pour analyser le secteur de la sécurité. Ce groupe a proposer la mise en place du conseil nation pour la reforme de la sécurité au Mali. Ce conseil est placé sous l’autorité du Premier Ministre avec un Commissariat à la Reforme du Secteur de la Sécurité.

Des recommandations ont été faites après les débats et ces recommandations seront adressées à qui de droits.

Fsanogo/abamako.com

aBamako

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