Météorologie : AGRHYMET se dote de la technologie de pointe

Basé à Niamey, ce centre régional bénéficie désormais de l’appui de la NASA dans le traitement des données technologiques en vue de la maîtrise des évolutions climatiques et géologiques
La sècheresse, l’insécurité alimentaire, l’utilisation efficiente des terres, la gestion de l’eau et des ressources naturelles, le changement climatique, la déforestation sont devenue de véritables problèmes criards de développement dans la région sahélienne. Dans certains pays, ces problèmes sont perçus comme irréversibles voire une fatalité. Pourtant, les grands scientifiques, en analysant ces problèmes, ont trouvé des solutions adaptées à notre région à travers des dispositifs de résilience.
Pour permettre à la région sahélienne de bénéficier de ces avancées scientifiques et technologiques, l’Agence spatiale américaine (NASA) et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), viennent de doter le Comité permanent inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) à travers le Centre régional de recherche agricole et météorologique (AGRHYMET), basé à Niamey, d’un nouveau projet dénommé « SERVIR ».
Le lancement a eu lieu hier à Niamey sous la présidence du Premier ministre nigérien, Brigi Rafini en présence du ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon, qui assure présentement la coordination du CILSS. On notait aussi la présence des membres du gouvernement nigérien, du grand administrateur de la NASA, le général des Marines, Charlie Bolden, du directeur régional de l’USAID, Alex Duprez et des représentants d’autres partenaires techniques et financiers du centre régional AGRHYMET.
En effet, le projet « Servir », comme son nom l’indique, vise à servir les pays de la région sahélienne de l’Afrique des outils et des données technologiques en matière de météorologie et d’agriculture afin de faire face aux aléas climatiques. « SERVIR » s’articulera autour des axes d’activités tels que la sécurité alimentaire et l’agriculture, les ressources en eau et catastrophes naturelles, le temps et le climat et enfin l’occupation et l’utilisation des sols et des écosystèmes. Afin de mener à bien ses activités, « SERVIR » s’appuiera sur le consortium constitué de AGRHYMET qui abrite le projet, de l’ACMAD, de l’ICRISAT, du Centre de suivi écologique du Sénégal, du RECTAS du Nigéria et du CERSGIS du Ghana.
Le ministre Kassoum Denon a d’abord rappelé les programmes et projets d’envergure, lancés par le CILSS, avant de souligner que le centre régional AGRHYMET a capitalisé beaucoup d’expériences et de connaissances dans les domaines de la formation et de l’information sur la sécurité alimentaire, la lutte contre la désertification, la maîtrise de l’eau et l’adaptation au changement climatique. Ce sont ces enrichissantes expériences qui ont encouragé l’USAID et la NASA à confier à cette institution spécialisée du CILSS, la coordination de la composante Afrique de l’Ouest du projet mondial « SERVIR », s’est réjoui le ministre de l’Agriculture.
Prenant la parole, l’administrateur de la NASA, le général Charlie Bolden, a expliqué que le satellite « Probe Juno » de l’Agence spatiale américaine sera mis à la disposition de notre sous-région pour permettre à nos experts de mieux maîtriser les sciences de la terre à travers la télédétection des phénomènes géologiques et météorologiques. « Par exemple, la station s’est d’ores et déjà illustrée comme plateforme de télédétection. Grâce au lancement cette année de deux instruments des sciences de la terre ainsi que d’autres dans les années à venir, la NASA, à travers le centre AGRHYMET va, pour la première fois, utiliser le laboratoire dans votre sous-région en orbite comme une plateforme d’observation de la terre dans le but de recueillir des données essentielles sur les vents océaniques, les nuages, les particules aérosols dans le cadre des études climatiques, météorologiques et de la surveillance des ouragans », a développé le scientifique qui a ajouté qu’il s’agit donc d’un projet innovant mais aussi d’un modèle d’exploration spatiale collaborative. « Jusqu’à présent seuls les pays développés utilisent ces avancées scientifiques, aujourd’hui, il s’agit de permettre à votre région d’en bénéficier », a-t-il dit.
Le directeur régional de l’USAID, Alex Duprez, rappellera que les solutions développées par la NASA ont fait leurs preuves dans les pays développés avec des climats similaires à celui de l’Afrique de l’Ouest.
Le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini a salué les autorités américaines et les premiers responsables de la NASA et de l’USAID pour le choix de notre région afin d’abriter cet important outil de rechercher qui révolutionnera notre maîtrise des évolutions climatiques et géologiques. « Le Niger est donc fier d’accueillir au nom de l’espace sahélienne cet instrument. La maîtrise de la science et de la technologie sont devenus des priorités pour nos pays pour mieux cerner notre environnement », a indiqué le chef du gouvernement nigérien. Qui a rappelé le défi pour nos pays de promouvoir la productivité agricole afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire de nos populations en constante croissance, en même tant, de gérer efficacement nos ressources naturelles en tenant comptes des défis du changement climatique.
Cellule de Communication
Ministère de l’Agriculture
Source: Essor

aBamako

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