Sadou Diallo, maire de Gao à propos de l’événement : « Aucun tir n’est venu de la foule… »

Cette révélation a été faite par Sadou Diallo, maire de la ville de Gao, lors de la conférence de presse de l’opposition. C’était le samedi 16 juillet 2016 à la maison de la presse en présence du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, président de l’Urd, Modibo Sidibé, président du parti Forces Alternatives pour le Renouveau et l'Emergence (Fare An Ka Wuli), Tiebilé Dramé, président du parti pour la renaissance nationale (Parena), Sadou Diallo président du parti PDES, et non moins maire de Gao.
Le drame de Gao a plongé le peuple malien dans la stupéfaction. Lors de la conférence de presse organisée par les partis de l’opposition, le maire de Gao affirme qu’aucun tir n’est venu de la foule. Selon le maire, Sadou Diallo, la jeunesse de Gao a toujours marché pour exprimer son ras bol, mais hélas, elle n’a jamais été écoutée. « A la veille de cette marche, lors de la réunion préparatoire de la marche du mardi dernier, des agents de forces de l’ordre ont fait irruption pour arrêter environ une quarantaine parmi lesquels 12 ont été bastonnés et torturés. On ne tire pas sur son peuple. Au moment je vous parle certains d’entre sont entre la vie et la morts », déclare l’édile de Gao.
M. Diallo regrette que, le ministre de l’administration territoriale, chef de la mission de haut niveau, n’ait pas fait cas de ces jeunes dans son rapport. Revenant sur le drame, il indique que le jour de la marche, trois personnes ont été tuées par les balles dont un boutiquier qui cherchait, dit-il, son prix du condiment. A la question de savoir si les manifestants étaient armés, la réponse du maire a été on ne peut plus clair. « Aucun tir n’est venu de la foule ».
A l’en croire, les jeunes de Gao ont été désarmés par sa personne courant février –Avril 2013 au nom de la paix et la réconciliation. Ces armes, affirme t-ils, ont été remises à la force Serval et la Minusma. « J’ai rassemblé 3000 armes de marques Kalachnikov et 40 armes collectives environs. Ces armes ont permis aux jeunes de se défendre contre les rebelles et les djihadistes à l’absence des autorités ». Et d’ajouter que ces jeunes méritent d’être recrutés, s’il s’agit de partager le gâteau.
Bourama Camara
Source : Mali24

aBamako

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