Situation de Gao : La position ambiguë de Souméilou Boubeye Maiga

Le président fondateur de l’ASMA, Souméilou Boubeye Maiga aurait pu être considéré comme l’un des inconditionnels soutiens au président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Lui qui était pressenti pour remplacer le premier ministre Modibo Kéita et qui est connu pour faire des partie des conseillers occultes d’IBK. Mais à lire attentivement la déclaration qu’il a signée suite aux malheureux évènements intervenus à Gao, laisse entrevoir quelques ambiguïtés flagrantes.

Lisez « L’ASMA – CFP a suivi avec consternation et préoccupation les évènements qui se sont déroulés le Mardi 12 juillet à Gao à l’occasion de la marche organisée par les mouvements de jeunesse.
La direction nationale de l’ASMA-CFP déplore leur tournure tragique, présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
L’ASMA-CFP encourage le gouvernement à la mise en œuvre rapide de l’enquête qu’il a annoncée afin de garantir de meilleures conditions du droit de manifester et un usage approprié de la force.
L’ASMA-CFP engage le gouvernement à organiser un large échange démocratique sur les autorités intérimaires et les différentes mesures envisagées dans le cadre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, afin que l’adhésion consciente des citoyens puisse en garantir une mise en œuvre harmonieuse, favorisant l’équité, le consensus, la cohésion et la stabilité.

Bamako, le 13 juil. 2016
Soumeylou Boubèye Maïga
Président ASMA-CFP

Où est ce que l’ASMA veut nous trimballer en déclarant « l’ASMA…engage le gouvernement à organiser un large échange démocratique sur les autorités intérimaires et les différentes mesures envisagées dans le cadre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation nationale » ? Souméilou a participé du début à la fin à toutes les discussions publiques et à toutes les concertations confidentielles sur le processus jusqu’aux malheureux évènements dont il se désolidarise. Que s’est-il passé pour que de sitôt, l’ancien ministre devienne également l’ancien conseiller (occulte) du président IBK? Dans le même communiqué, il met l’accent sur l’enquête au même titre que les autres, c’est-à-dire les adversaires du régime et avec presqu’un ton impératif. Qui se souvient d’une telle déclaration du parti sur des évènements plus dramatiques que ceux de Gao, comme le massacre de Kidal ?

A l’analyse, on se rend aisément compte que le président IBK aura tort de ne pas revoir son répertoire d’amis. Parce que parmi eux, il y a ceux qui sont sincères et d‘autres plus nombreux qui le sont moins. C’est-à-dire les démagogues. A lui de faire la part des choses.

Abdoulaye Niangaly

Source : La Dépêche


Africatime

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