Souleymane Satigui Sidibé, vice-président du CNJ : « La question des autorités intérimaires n’est pas claire »

Le siège du Conseil National des Jeunes (CNJ) a abrité, le jeudi 14 juillet, une conférence de presse animée par monsieur  Souleymane Satigui Sidibé, vice-président de l’organisation faitière de la jeunesse malienne.  Cette conférence intervient après une marche organisée  le jeudi 14 juillet par certains regroupements de jeunes pour soutenir leurs frères de Gao. L’objectif de cette conférence de presse était d’apporter une clarification sur les évènements malheureux intervenus le mardi 12 juillet à Gao.

La conférence a débuté par l’exécution de l’hymne national suivie d’une minute de silence à la mémoire des victimes à Gao. Le vice-président du CNJ, monsieur Souleymane Satigui Sidibé indiquera dans ses propos liminaires que la marche de Gao était infiltrée par des individus malveillants.  C’est conscient de cela, que le président du conseil régional de Gao a indiqué aux organisateurs  que la marche du mardi n’était appropriée. Il les a invités à la vigilance à défaut de suspendre la marche a précisé monsieur Sidibé. A ses dires, le président du conseil régional de Gao a même fait un communiqué à la radio dans ce sens.  Selon le vice-président du CNJ, la marche de Gao n’était pas organisée par le CNJ.  A l’en croire, il y’avait parmi les manifestants des personnes n’ont identifiées détenant des armes.  Mais cela ne saurait expliquer ce qui s’est passé à Gao, a-t-il dit. Car le rôle de l’Etat c’est de protéger les citoyens. Le CNJ, explique, monsieur Souleymane Satigui Sidibé, déplore les évènements malheureux survenus à Gao. A l’en croire, le CNJ condamne et demande l’ouverture d’une enquête afin d’expliquer les tueries intervenue à Gao.  « Il ne faut pas que l’enquête soit de trop. Il faut que les premiers résultats tombent urgemment », a-t-il martelé.  Dans tous les cas, le CNJ restera mobilisé jusqu’à la traduction des auteurs devant les tribunaux, a-t-il renchéri. Selon le vice-président, le CNJ souhaite la mise en œuvre de l’accord pour la paix, même si il avait fait des réserves sur certains points. Car dira-t-il, certaines parties de l’accord restent confuses. Et le CNJ avait demandé des clarifications, a-t-il indiqué. A l’en croire, la jeunesse de Gao n’est pas contre la mise en œuvre des  autorités intérimaires, mais contre la façon de leur mise en place.  Car  la question des autorités intérimaires n’est pas claire.  C’est pourquoi, il a demandé au gouvernement de prendre en compte des sensibilités et des  réalités pour la mise en place des autorités intérimaires. La médiation a sa vision de gérer la crise, mais le Mali a sa raison pour sauver l’essentiel, a-t-il précisé. C’est justement cette raison qui devrait prévaloir dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix. « Il faut que la jeunesse de Gao accepte de descendre sur terre, respectant les autorités sur place dont elle avait souhaité le retour », a-t-il conclu.

Abdrahamane Sissoko


Maliweb

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