Crise malienne : Polémique autour de l’argent donné aux victimes de Gao

La délégation a rendu visite aux blessés à l’hôpital de Gao, présenté ses condoléances aux familles des victimes avant de remettre une enveloppe de 1,4 million de F CFA à l’hôpital de Gao pour la prise en charge des blessés et 400 000 F CFA aux familles de ceux qui ont trouvé la mort lors de la marche, soit 100 000 F CFA pour chaque famille endeuillée.

“En remettant les 400 000 F CFA, le ministre de l’Administration territoriale, chef de la délégation, pensait qu’il y avait 4 morts, alors qu’en vérité qu’il y a eu 3 morts et 42 blessés. C’est la preuve que le gouvernement ne sait pas ce qui s’est réellement passé à Gao et cela est déplorable”, a dit Sadou Diallo, le maire de Gao et président du parti PDES.

“Personne ne peut acheter, ni manipuler la jeunesse de Gao, qui sait ce qu’elle fait”, a expliqué le maire de Gao. L’argent donné par la délégation gouvernementale, a-t-il ajouté, ne peut même pas faire les obsèques des victimes dont l’enterrement a eu lieu la semaine dernière à Gao.

Le gouvernement refuse de se prononcer sur la somme allouée à ces familles. “C’est un devoir, une contribution, pas besoin d’en faire étalage”. Voilà ce que l’on répond du côté de la Primature. Les porte-paroles des groupes de résistances civiles, eux, réaffirment leur doléance qu’une enquête indépendante soit menée. Elle a été ouverte il y a une semaine.

MOBILISATION DES RESSOURCES

Les PTF dénoncent la méthode de travail du gouvernement

Lors d’une réunion lundi 18 juillet 2016, dans l’après-midi, avec le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf, les PTF, à l’image d’Alain Holleville de l’Union Européenne, ont assuré de leur appui les autorités maliennes. Toutefois, ils ont invité les autorités maliennes de prioriser les objectifs.

“On sait que la mise en place des autorités intérimaires est prévue jusqu’au 25 août et un mois plus tard, le 25 septembre, c’est la tenue des élections. Quel rôle pour les autorités intérimaires sachant qu’elles doivent jouer un rôle crucial dans la préparation des élections ?”, s’est interrogée la diplomate européenne.

Quant à la diplomate Suisse, elle s’est réjouie du calendrier ambitieux que possède le département de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat. Toutefois, elle a invité les autorités maliennes à mieux coordonner leurs actions avec les partenaires pour la bonne prise en charge des requêtes. “Par exemple, je reçois des demandes de gauche à droite. Je reçois une demande de fonds pour la mise en place de la région de Taoudenit. Je reçois la demande d’un autre ministre pour organiser les rencontres intercommunautaires…”, a déploré la diplomate Suisse. “Aidez-nous à vous aider”, ont dit les PTF.

POUR SOUTENIR LES JEUNES DE GAO

Les jeunes continuent de protester au nord

Les marches de soutien aux jeunes de Gao continuent à travers le pays. Après celles de Bamako la semaine dernière, dimanche les jeunes de Goundam ont suivi le pas.

Lundi, à Niafunké et à Diré les marcheurs avaient plusieurs revendications comme la lutte contre l’insécurité grandissante, et les vols de bétails. La principale revendication a porté sur l’intégration des jeunes du Nord au processus de DDR. Les manifestants ont remis des déclarations aux autorités locales.

Organisée à l’appel des Mouvements de résistance civile, cette marche avait pour but de protester contre la mise en place des autorités intérimaires et “la non implication” des jeunes dans le processus de cantonnement et de réinsertion des ex-combattants.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Gao pour situer les responsabilités. Il y a déjà une liste de suspects qui a été établie, confirme le procureur de Gao avant de poursuivre que sur les 31 blessés, 22 ont été libérés. Le procureur a aussi invité les organisations de défense des droits de l’homme à suivre les enquêtes avec les autorités judiciaires

Minusma

Les Pays-Bas quittent le Mali plus tôt que prévu

Déjà à court de moyens, les Pays-Bas ont annoncé le retrait de leurs 7 hélicoptères de la Minusma au Mali, pour « un besoin urgent de MCO », compte tenu des conditions locales éprouvantes de leurs matériels.

Déployée depuis 2014 au Mali, la mission néerlandaise est supposée se retirer totalement du pays à la fin de l’année, mais le retrait prématuré de leurs hélicoptères va pénaliser la mission onusienne.

175 Casques bleus sénégalais arrivent le 24 juillet prochain

175 Casques bleus seront envoyés par le Sénégal vers le 24 juillet prochain au Mali dans le cadre de la Minusma. Ce quatrième contingent d’unité de police et de gendarmerie a reçu hier le drapeau devant de hautes autorités militaires mais aussi les parents et amis. Cette mission durera un an.

Le quatrième contingent d’unité, constitué de policiers et gendarmes pour la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies au Mali (Minusma) a reçu, hier, le drapeau des mains du général de brigade Jean-Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile. Ce groupe, fort de 175 officiers et sous-officiers dont un peloton d’intervention, est sous les ordres du chef d’escadron Abdou Mbengue, commandant de la compagnie de gendarmerie de Dakar. Cette cérémonie de remise de drapeau consacre la fin de la préparation opérationnelle de l’unité.

Celle-ci, a fait savoir le général Tine, vient de terminer huit semaines de préparation opérationnelle de pré-déploiement, une des préconisations indispensables de l’Onu qui va en être désormais l’employeur pendant un an au M

Rassemblés par Maliki

aBamako

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