Démarrage rate des autorités transitoires : ‘’Mon Général, en Démocratie on ne tire pas sur les Marcheurs non Armés’’

On l’avait vraiment cru, que cet officier diplômé de la prestigieuse école militaire française de Saint Cyr depuis 1996, ayant dernière lui 18 ans d’expérience dans le commandement et la gestion, allait tout juste une semaine après son passage au grade de Général de Brigade envoyer des policiers, des gendarmes et des gardes assassiner la jeunesse de Gao.
Il a été tellement flatté à sa nomination dans le Gouvernement, le lendemain de la fête de Tabaski en septembre 2015, lorsque le Président IBK et son Premier Ministre Modibo KEITA lui ont confié le poste stratégique de la Sécurité et de la Protection civile, qu’on lui aurait confondu au Général Collin POWELL, qui a mené la guerre du Golf en Irak.
On lui attribue le diplôme de Master 2 en stratégie, défense, sécurité, gestion des conflits et des catastrophes, le brevet de l’école de guerre (enseignement supérieur de 2ème degré). Il est toujours dit dans sa présentation qu’il a une grosse expérience du terrain et des missions à l’extérieur en plus de sa décoration d’officier de l’Ordre National du Mali depuis 2014.
A quoi auront servi, toutes ces qualités et qualifications, si ce n’est d’ordonner aux forces de sécurité d’ouvrir le feu sur les pauvres marcheurs de Gao, réclamant un de leur droit constitutionnel et inaliénable ?
Un spécialiste en maintien d’ordre, en conflits et catastrophes, peut-il paniquer devant des marcheurs civiles à Gao jusqu’aller instruire à ces éléments de tirer sur eux ?
Alors que par ailleurs dans son Curriculum Vitae, il a été adjoint au coordinateur du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le Développement dans le nord du Mali, commandant du 11ème régiment mixte et chef secteur n°1 (Tessalit), et commandant du 12ème régiment mixte et chef secteur n°2 (Kidal) ensuite commandant du 13ème régiment mixte et chef secteur n°3 (Gao).Cette bévue de sa part, prouve-t-elle que son expérience ne lui a rien servi ?
Malheureusement, c’est le cas. On ne peut pas avoir participé à de nombreuses missions de maintien de paix des Nations-Unies au Soudan et au Libéria, et avoir une insouciance par rapport à la vie des populations confondues à des bêtes de sommes.
Les milieux intellectuels séduits par son expérience se demandent comment on peut commettre une telle légèreté avec le grade de général de brigade, parce qu’il faut montrer à son mentor de Chef Suprême des Armées, que je suis le meilleur des meilleurs.
A ce rythme, nous craignons qu’il finisse comme un certain jeune capitaine propulsé au grade de Général d’Armée comme prime au putsch du 22 mars 2012, et qui se trouve aujourd’hui dans les mailles de la justice malienne et dans un désespoir total.
Nous vous avions félicité, lorsque vous avez réussi à mettre de l’ordre dans l’acquisition du Passeport il y a quelques mois de cela. Aujourd’hui, nous sommes déçus de votre acte de la semaine dernière à Gao.
N’oubliez pas surtout qu’il y a eu avant vous 64 généraux dans l’Armée Malienne !
Badou.com

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here