Au Mali, la situation se dégrade au nord et au centre du pays

La petite pluie nocturne qui s’est abattue sur Kidal n’a pas suffi à éteindre le feu. Les combats qui avaient éclaté la veille entre groupes touaregs ont repris, vendredi 22 juillet à l’aube, pour se calmer en milieu de matinée. Les affrontements à coups de mitrailleuses et de tirs d’obus de mortier, débutés jeudi après-midi, opposent les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) aux miliciens du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), un mouvement en partie soutenu par Bamako. Aucun bilan n’est encore disponible, mais plusieurs sources évoquent des morts et des blessés parmi les belligérants et les populations civiles, « prises en tenaille ». Les circonstances exactes qui ont mené à une reprise des hostilités entre les deux groupes rivaux sont encore confuses. Chaque camp rejette la responsabilité sur l’autre. Fahad Ag-Almahmoud, le secrétaire général du Gatia, affirme que « sans raison, une patrouille [de ses hommes] a été prise à partie jeudi aux environs de 16 heures à Kidal alors qu’elle traversait la ville pour rejoindre son quartier général. » La CMA a, elle, indiqué dans un communiqué qu’« une colonne de véhicules armés du Gatia a délibérément ouvert le feu sur des positions de la CMA » et exige désormais « le retrait du Gatia de la ville de Kidal et ses alentours. » « Affrontement inévitable » Depuis plusieurs semaines, la tension n’avait cessé de croître sur place. « En voyant les dispositifs militaires des uns et des autres qui se renforçaient en hommes, en armement et en carburant venu d’Algérie, l’affrontement était inévitable », relate un notable de la ville. « Hier soir, raconte la même source, le Gatia a fait monter des renforts de Gao et Menaka. La CMA, elle, en a reçu depuis ses positions de Tinzaouaten, Tin-Essako et Aguelhok. »
  Africatime

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