Kidal: La guerre reprend entre le GATIA et le HCUA

A Kidal, les armes crépitent de nouveau. Le Gatia (Plateforme) et le HCUA(CMA) qui avaient enterré la hache de guerre à Niamey le dimanche passé se sont violemment affrontés hier soir. On entendait des tirs à l’arme lourde dans toute la ville.
Plusieurs sources ont annoncé la reprise des hostilités à Kidal entre le Groupe Touareg Imghad et alliés (GATIA) et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Pendant plusieurs heures, les populations sont restées terrées chez elles pendant que des hélicos survolaient la ville. La nouvelle a été très vite répandue sur les réseaux sociaux dans la journée du 21 juillet. Les deux camps qui se faisaient face à face dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas en sont venus à l’affrontement malgré un accord signé à Niamey la semaine dernière.

Déplorant l’échec du dialogue entre le GATIA et la CMA, un ressortissant de la zone soulignait la reprise des combats à Kidal. « Le feu vient de s'ouvrir à Kidal entre les deux frères (CMA-GATIA) de la même famille Toumaste...Si nos leaders ont un petit peu d'amour pour leur peuple qu’ils arrêtent immédiatement ce massacre dont le peuple touareg sera le seul et unique perdant », publiait Chodi Ag sur sa page Facebook.

Un autre ressortissant de la localité, Nak Amaghid, d’ajouter qu’aux « environs de 16h trois voitures de GATIA on fait leur rentrée dans la ville de Kidal, arrivés au beau milieu de la ville la CMA ouvre le feu sur eux ». Un témoignage étayé par le Secrétaire général du GATIA, Fahad Ag Mahmoud qui n’a pas hésité à annoncer : «les balles payés par millions de Koulouba sont en train d’être tirées sur nous».

Un cadre de la région rapportant le regret d’un jeune de Kidal a fait savoir ce qui est arrivé hier à Kidal (affrontement fratricide) devait arriver inexorablement car les protagonistes ont versé le sang de leurs voisins, brûlé leurs cases, violé leurs femmes, enlevé leur biens. « Je crois qu'on doit payer certains de nos actes ici bas. C'est la seule justification de ces affrontements fratricides », a écrit le cadre, reprenant l’aveu du jeune Touareg apparemment éprouvé.
Le constat est que le consensus autour de la gestion de la ville de Kidal concocté par Rafini Brigi, le Premier ministre du Niger, ne satisfait pas les protagonistes de la CMA et de la Plateforme. « Il est même considéré comme un produit empoisonnée, selon un tweet d'un responsable d'un des mouvements », a souligné le cadre.

Soumaila T. Diarra

aBamako

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