“La paix au Mali passera par l’organisation de concertations nationales entre les forces vives de la Nation”

C’est du moins l’avis des leaders des partis politiques de l’opposition malienne, à commencer par son leader Soumaila Cissé, un des premiers politiques à dire que la mise en œuvre de cet accord de paix va poser des problèmes. Aujourd’hui, les événements de Gao lui donnent raison.

“Si le gouvernement nous avait écouté, en organisant des concertations entre les forces vives de la Nation autour du projet d’accord de paix, c’est à dire avant la signature de ce qui est aujourd’hui l’accord de paix, on aurait pu empêcher ce qui est arrivé à Gao le 12 juillet”, a dit Soumaila Cissé.

Selon lui, après le passage forcé de la loi sur les autorités intérimaires, laquelle pose aujourd’hui de sérieux problèmes, le gouvernement s’apprête à réviser en catimini la constitution.

Lire aussi: Soumaïla Cissé au président IBK sur les événements de Gao : « Oui M. le Président de la République, si vous aviez écouté l’Opposition…

Pour Modibo Sidibé, président des FARE, il urge aujourd’hui de sécuriser le pays pour ensuite organiser des pourparlers refondateurs de la Nation. Ces pourparlers prendront en compte toutes les questions cruciales ainsi que le processus de paix et de réconciliation. Le but est de faire en sorte que chaque Malien se sente concerné par le Mali, que chaque Malien se reconnaisse dans le Mali, que chaque Malien se sente servi par le Mali, a t-il dit.

Tieblé Dramé du Parena, pour sa part, a rappelé que si le président de la République lui-même, dans son adresse à la Nation, a reconnu qu’il y a déficit de communication autour de l’accord, ce n’est pas le rôle de l’opposition d’expliquer cet accord sur lequel elle a émis beaucoup de réserves.

Le seul issu qui reste, dit-il, c’est d’organiser des concertations nationales afin que tous les Maliens se l’approprient.

M’Pè B

aBamako

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