Marche violente à Gao : Quand l’opposition passe à côté

En lieu et place d’un consensus sur les malheureux événements survenus la semaine dernière à Gao, l’opposition malienne dite républicaine, fait la diversion et s’attaque gratuitement au pouvoir et cela sans raison valable. Et cela, du moment qu’aucune enquête n’a révélé les vraies circonstances qui ont conduit à ces incidents.
Alors même que l’enquête sur les événements tragiques de Gao ne commence, l’opposition malienne fait des conclusions, à la limite, hâtive et fallacieuse. Toute chose qui dénote la volonté farouche de ces acteurs de nuire aux actions en faveur de la paix dans notre pays.
L’opposition malienne, comme à son habitude, tente de récupérer les malheureux incidents survenus à Gao dont mort d’hommes s‘en est suivie.
À la faveur d’une conférence de presse, Soumaïla Cissé (URD), Modibo Sidibé (FARE), Sadou Diallo (PDES et maire de Gao), Tiébilé Dramé (PARENA) ont tenté de défendre l’indéfendable. Ils ont versé dans la provocation, la médisance, et surtout dans l’hypocrisie.
En clair, l’objectif de cette sortie médiatique qui n’aurait jamais dû avoir lieu, est de manipuler l’opinion pour une affaire qui nécessite naturellement un consensus national.
En pareilles circonstances, l’union sacrée autour des Institutions de la République qui devrait être la règle, l’opposition a choisi le chemin le plus tortueux, celui du calcul politicien.
En réalité, ce qui s’est passé dans la Cité des Askia ne devrait en aucun cas servir de fonds de commerce politique, car, l’incident est à regretter et une solution juste et équitable devait être l’objectif recherché par tous (Gouvernement-Opposants). Et comme l’impose sa mission, le Gouvernement a très vite engagé un cadre propice à la sortie de crise. Ce qui n’a jamais été le cas de l’opposition qui a choisi la méthode chancelante. Une posture qui n’encourage pas l’alternance dans un pays en crise comme le nôtre.
Ironie du sort, l’opposition qui avait de la retenue quand la MINUSMA avait tiré sur des manifestants à Gao, a cette fois-ci, perdu le contrôle de sa retenue pouvant inspirer tout patriote à faire la différence entre l’intérêt politique et l’intérêt national.
Au demeurant, l’opposition malienne a manqué une occasion en or pour se taire et donner de gage de bonne foi pour un événement aussi malheureux, préparé de toutes pièces pour nuire à la volonté avérée des autorités à ramener la paix dans le Nord de notre pays.
Une marche est un droit inaliénable pour tout citoyen, mais, le calcul qui se cache derrière celle de Gao, est dangereux et interpelle.

Cyrille Coulibaly

aBamako

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