Contentieux sur les violations des droits des femmes : Les autres voies de recours africaines expliquées aux défenseurs des droits des femmes par l’Apdf et Ihrda

L’Apdf, en partenariat avec à l’Institut pour les droits humains et le développement en Afrique (Ihrda), a organisé du 12 au 14 juillet au Centre Aoua Kéïta de Bamako un atelier relatif aux contentieux sur les violations des droits des femmes à l’intention des femmes avocates et les Ong travaillant dans le domaine des droits des femmes au Mali.

Justifiant la tenue de cet atelier de formation, la présidente de l’Apdf, Fatoumaté Siré Diakité, ex-ambassadeur du Mali en Allemagne, a rappelé que de nos jours il est regrettable de constater, dans les Etats africains, que les voies de recours ne sont pas épuisées quand il s’agit de la violation des droits des femmes. C’est pourquoi selon elle, l’Apdf, en partenariat avec l’Institut, a organisé cet atelier pour renforcer les capacités de ces associations, Ong et avocates qui défendent les droits des femmes. Il s’agit de leur expliquer qu’il y a d’autres voies juridictionnelles quand on constate du dilatoire à l’interne. S’agissant de ces juridictions et instruments juridiques, on peut citer la Cour de la justice de la Cedeao, de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, le Protocole de Mapouto. “Il y a tous ces mécanismes juridiques au niveau sous régional et africain que les associations et les Ong, à travers leurs avocats, peuvent saisir en cas de contentieux sur les violations des droits des femmes” a expliqué la présidente de l’Apdf qui a remercié au passage le partenariat fructueux que leur association entretient avec l’Ihrda. Intervenant au nom de l’Ihrda, Eric Bizimana a rappelé que leur institut est une Ong panafricaine basée à Banjul en Gambie et qui intervient dans la formation des acteurs étatiques et non étatiques pour la défense des droits de l’Homme.A son tour, M. Bizimana a aussi rappelé la nécessité d’une telle formation. “Nous avons expliqué ces instruments juridiques pour que les participantes puissent s’en approprier car il est très difficile de défendre un droit qu’on ne maitrise pas” a justifié le juriste l’Ihrda.

Il faut rappeler que durant les trois jours de l’atelier, une dizaine de modules a été développée par des formateurs de haut niveau. Il s’agit, entre autres, d’Eric Bizimana et Nicole Zarifis de Ihrda, Ibrahim Kane Osf/Afro, l’Ambassadeur Fatoumaté Siré Diakité de l’Apdf, Me Saran Kéïta, M. Diallo greffier adjoint de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

K.THERA

aBamako

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