Le Mali des regrets

Presque 3 ans d’expérimentations, avec toutes les formules insolites, le Mali reste au vestibule de l’enfer, occasionné par Bilal Ag Cherif et ses adjuvants. Le Mali et son peuple vivent encore la suite logique d’une histoire dont la source est certes dans le passé mais empirée par la gestion d’un seul homme : Ibrahim Boubacar Keita.

Juste après la campagne présidentielle, Ibrahim Boubacar Keita triomphe largement au second tour. Au moment où les inquiétudes taraudaient les citoyens sur le verdict qu’allait donner le ministère de l’administration territoriale, Soumaila Cissé s’était invité chez l’homme de poigne qui tient depuis, les rênes du pouvoir.

Avec un jeune premier loyal, l’aventure allait être d’une autre facture. Bref, la dignité en politique existe encore et Oumar Tatam Ly s’en était excusé en démissionnant. Le cauchemar se poursuivit avec la nomination de Moussa Mara en dépit des protestations du RPM. Les ministres se constituent en clans et leurs dissensions étalent au grand jour l’immobilisme gouvernementale.  Avec une fougue de jeunesse, Mara provoque la débâcle de Kidal et le sage Modibo Keita prend la primature.

Sans aucune anticipation, avec parfois une excellente propagande, les haut-parleurs de Koulouba félicitent un Président plénipotentiaire d’un peuple qu’il méprise ouvertement. Les fautes sont exagérées et indescriptibles, l’honneur est embourbé lorsque que les maliens voient Ladji Bourama se rétracter sur toute la ligne. De son élection à ce jour, le chef de l’Etat a largement déçu son camp politique, douloureusement affecté les maliens et abusivement chagriné ses admirateurs.

IBK clame avoir équipé l’armée sur les plans moral et vestimentaire. A Gao, c’est la répression qui s’organise abusivement contre le peuple et à Nampala le repli se fait stratégiquement devant l’ennemi. Les trois morts de Gao et les victimes de Nampala n’ont couté une seule larme à un Président qui voyage en permanence et qui n’a le soutien militaire d’aucun pays.

Sur les dépouilles des défenseurs de la République, la plainte du grand Ladji est une supplication des amis du Mali, ceux qui lui ont déroulé le tapis rouge, qui lui ont promis des millions d’euros mais qui semblent ne plus avoir son temps. Les succès occasionnels du GATIA sont une expérience dangereuse pour armée qui n’a pas les moyens d’assurer les missions de l’heure selon Dr Allaye Bocoum du SADI. La vaillance de l’armée doit être loin des urnes, loin d’un homme mais au cœur de la République pour qu’elle ne soit plus prise au dépourvu. Entre la fierté de les avoir vêtis et l’amertume de les voir draper dans des cercueils aux couleurs nationales, le chef de l’Etat doit écouter, pour une fois, ses adversaires et ses alliés politiques fidèles (qui lui disent la vérité parfois) afin d’éviter une rupture.

Le bras droit de l’honorable Dr Oumar Mariko affirme qu’il faut éviter de faire la promotion d’une ethnie ou d’un homme à qui sont livrées les meilleures armes laissant du coup l’armée régulière à la peine. Les politiques sont informés et la révélation de la semaine vient du Dr Bocoum du SADI pour qui, seule la CMA empêche que le Mali soit divisé. Pour Avec les faveurs vouées à ces bandits de la CMA, soutenus par des mains nationales et internationales, le flou est désormais continu.

                                                                                                 Ammi Baba Cissé ABC/maliweb.net


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