Répression sanglante de la marche des jeunes de Gao : Quand le CNJ lâche les jeunes !

La marche des jeunes de Gao n’était pas politique c’est le Conseil National des Jeunes (CNJ) qui est politisé. Cette organisation de jeunes a toujours été à la solde de ceux qui sont au pouvoir. Les responsables du Conseil National des Jeunes (CNJ) ne se sont jamais souciés des préoccupations réelles et fondamentales des jeunes. Ce qui importe pour eux, c’est leur propre promotion, la promotion de leurs amis, de leurs clans. A ces pratiques, s’ajoute le trafic d’influence qui est une fatale entre les mains des responsables du CNJ.

Après la marche du jeudi 14 juillet 2016 à Bamako, en soutien à la jeunesse de Gao, le Conseil National des Jeunes du Mali (CNJ) a dénoncé les manifestations politiques au sein de la marche des jeunes de Gao qui s’est achevée dans un bain de sang. C’est son premier vice-président, Souleymane Satigui Sidibé qui est monté aux créneaux pour saboter la marche des jeunes de Gao. Il a attribué un caractère politique à la marche.
Suite à la sortie des jeunes de la Cité des Askia, le premier vice-président du CNJ, Souleymane Satigui a animé une conférence de presse afin de donner le point de vue du CNJ à propos de la marche. Mais sa sortie médiatique, pour nous, a été une sortie ratée. Il a déçu les jeunes de Gao, en particulier, et de tout le Mali, en général. Selon l’ennemi des jeunes maliens, il est clair que la marche était piégée. La marche pouvait être piégée mais les revendications des jeunes sont légitimes et la méthode utilisée par les forces de sécurité a été inappropriée d’où des morts et des blessés.
Le premier vice-président du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) Souleymane Satigui Sidibé a estimé que la marche des jeunes de Gao était infiltrée. Il a poursuit que le président du Conseil régional avait même exhorté les organisateurs à la vigilance à défaut de reporter la marche.
C’est pourquoi, le CNJ était opposé à la marche car il estimait que derrière celle-ci se cachent des manifestations politiques. Le CNJ justifie cela par une forte représentation de la diaspora de la région de Gao. Tout ça c’est du mensonge.
Ils restent à Bamako et disent que la marche était piégée, pourquoi le CNJ condamne les jeunes de Gao. Ces responsables du CNJ auraient pu attendre les résultats des enquêtes avant de se prononcer. C’est cette façon de faire du CNJ qui donne un caractère politique à cette marche. Le CNJ ne doit pas prendre parti. Ces responsables doivent exiger des enquêtes. Aussi, ils doivent venir rencontrer les jeunes sur le terrain, les conseiller en tant que responsables de l’organisation faîtière des jeunes du Mali, au lieu de rester à Bamako et faire votre show. En restant à la solde des tenants du pouvoir, le CNJ ne pourra plus défendre efficacement les jeunes maliens.
Oumar Traoré

aBamako

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