De la crise du Nord à la répression de la marche de Gao : l’opposition fustige le pouvoir !

La Maison de la presse a reçu la visite de l’opposition malienne  le samedi 16 juillet 2016. Le débat sur les Autorités intérimaires est donc loin d’être terminé.

 

Soumaila Cissé et tous ses camarades de l’opposition républicaine sont sortis de leur silence le samedi dernier. Face aux médias, la crise du Nord et les incidents de Gao ont été mis en avant par le chef de file de l’opposition qui était accompagné du maire de Gao, Sadou Diallo.

On retient que l’opposition fustige le chef de l’Etat qui est passé à côté de son adresse à la nation au cours de la semaine, censée apaiser les esprits. Si IBK a qualifié les événements “de regrettables qu’on aurait pu éviter “, l’honorable Cissé ne voit pas la chose ainsi. Le seul responsable est bien le locataire de Koulouba et sa majorité parlementaire.

Prévenu sur les impacts futurs de la crise du Nord à son arrivée au pouvoir, le manque de concertations a eu raison du pays qui aura conduit aux événements de Kidal en 2014. La rue de Gao aura confirmé les «germes de partition» du Mali constatées par l’opposition dès la signature de l’accord d’Alger.

Le fameux sésame pour la paix n’a donc pas la posologie indiquée, vu l’absence de l’Etat à Kidal qui se fait snober par les séparatistes de l’Azawad. Pis, les régions du Nord sont mises en avant  pour installer les Autorités intérimaires controversées. Dans le document d’Entente signé le 19 juin dernier, seulement les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni sont évoquées, alors que tout le Mali est concerné.

À l’image de Tiébilé Dramé qui l’avait dit lors du Congrès du PARENA, la tenue des Concertations nationales est devenue imminente. Les Maliens de la diaspora sont aussi appelés à s’assumer afin de jouer leur partition dans l’appropriation de l’accord de paix qui aura créé plus de problèmes que de solutions.

Même son de cloche chez le maire de Gao qui interpelle sur une réalité : les dirigeants donnent l’impression qu’il ne faut respecter que ceux qui ont des armes. En atteste ce mouvement peulh qui a mis au défi l’armée nationale, au grand dam de la Nation malienne. Le fait que les jeunes de Gao soient mis à l’écart du DDR constitue une bombe à retardement.

À deux ans de la fin du mandat d’IBK, force est de reconnaître que les défis sécuritaires se sont accrus. Puisse Dieu sauver le Mali !

Idrissa KEÏTA


Maliweb

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