Gouvernance politique : IBK n’est pas seul fautif

La faute n’est pas seulement d’IBK, mais aussi et surtout, cette opposition politique (excepté quelques-uns) ainsi que cette jeunesse qui s’étiole dans une forme inédite de prostitution politique et d’indignité avérée à courir derrière les intérêts personnels au détriment des valeurs et principes de la Nation.

 Il se trouve, et le Mali est un cas d’école, que les opposants mangent dans la main du président et lèchent les bottes pour être juste ministres ou nommés «Directeurs à un poste alléchant dans lequel on peut présenter vulgairement des factures de thé et de sucre à des millions de Fcfa».  Et si cela ne suffit pas, on assiste impuissamment au spectacle sans fin d’une incompétence record de la Commission Défense de l’Assemblée nationale dirigée par «Son excellence IBK junior», en l’occurrence “Karim Keïta“. Pourtant, cette Commission est dotée de plusieurs centaines de millions, sans aucun succès à la clef : le pays se dirige vers la partition.

Le Mali est devenu un marché aux spectacles désolants où défile toute une série de déchéance politicienne qui trébuche dans la boue de la honte et du déshonneur. On ne sait pas pourquoi tout le monde attend que ça tombe du ciel. Et comme si la situation chaotique du Mali ne suffit pas, ce sont, d’un côté les religieux qui ambitionnent imprudemment et impunément la politique ; de l’autre côté, on assiste à l’absence totale de rigueur dans le rang de ceux qui confondent vertu politique et marchandage d’idées (Je parle de ces pseudo-politiciens marchands de voix électorale, sans moralité, ni amour pour la Patrie).

Sous les ruines de ces désespoirs sans fin, se profile le rêve avorté d’une jeunesse qui se vend à moins de 5000Fcfa par pièce pour sortir manifester pour ou contre ce qui passe à côté de son destin. Voilà la réalité désolante du sinistre tableau de notre pays. La Nation malienne n’attend que ses dignes fils se réveillent impérativement, moralement et intellectuellement contre cette forme d’oppression qui ne dit pas son nom, sinon qui a pour noms : la corruption, la contention, la magouille, les mensonges, les tromperies. Et le tout sous la complicité implicite du peuple lui-même. On s’étonne étonnamment qu’on ne se développe pas, que nos dirigeants ne nous aiment pas, que nous sommes trahis, qu’ils nous abandonnent… Pourtant, la réalité sociologique, pour qui s’y prend, montre que nous nous trahissons nous-mêmes, que nous ne sommes pas à la hauteur de Soundiata Kéïta, régnant très haut sur son géant empire du Mali, nous ne sommes pas Da Monzon, ni Se Diossé, ni Cheick Omar Tall, encore moins Samory Touré. Nous sommes tout simplement ceux qui acceptent d’être piétinés, sans révolte, dans la boue de la déchéance, de la pauvreté, du chômage, de la corruption. Nous sommes ceux qui applaudissent et envient les grands voleurs qui dilapident les biens publics. Nous sommes ceux qui refusent de crier et de s’indigner véritablement contre les indignités ostentatoirement commises, et dont par surprise, les auteurs se vantent même sans crainte, ni retenue.

Le temps est venu pour ne plus dire mot, mais pour agir en véritables fils du Mali, ouvrir nos poitrines à la joie de la victoire contre ceux qui bradent ce pays et foulent ses valeurs sous leurs pieds béants de déshonneur national.

Clément DEMBELE


Maliweb

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