Lutte contre le paludisme au sahel : 2 369 245 cas enregistrés en 2015 dont 1 978 décès

Hôtel Radisson Blu de Bamako a abrité le lancement régional de la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées au Sahel. La cérémonie d’ouverture était placée sous la houlette du Premier Ministre, Modibo Keita.
Il avait à ses côtés, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Togo Marie Madeleine Togo, les représentants des pays membres du projet et le représentant de la Banque Mondiale.
A l’entame de ses propos, le ministre de la Santé dira que le projet Paludisme et Maladies Tropicales Négligées (MTN) au Sahel est un projet sous régional qui couvre trois pays membres de la CEDEAO (Burkina Faso, Mali et Niger) et dont l'objectif est d'accroître l'accès et l'utilisation des services à base communautaire pour la prévention et le traitement du paludisme, et de certaines maladies tropicales négligées dans les zones transfrontalières des pays bénéficiaires.
« D’une durée de 4 ans, le projet est doté d'une enveloppe financière de 121 millions de dollars US financée par la Banque Mondiale sous forme de prêt remboursable, soit environ 37 millions de dollars pour chaque pays. Les maladies tropicales concernées par ce projet sont : la filariose lymphatique, l’onchocercose ou la cécité des rivières, le trachome, la schistosomiase ou bilharziose urinaire et les géo helminthiases ou vers intestinaux transmis par le sol (ascaris, ankylostomes », a déclaré le Ministre de la Santé. Pour elle, en ce qui concerne la lutte contre les MTN, les pays de la région africaine ont réalisé des progrès encourageants. A titre d’exemple, ils n’ont enregistré que 22 cas en 2015. Un autre exemple de progrès, presque tous les pays sont parvenus à éliminer la lèpre. Les succès obtenus dans l’allègement du fardeau de l’onchocercose ont entraîné un changement d’objectif, passé de la lutte contre cette maladie à son élimination.
Selon Dr Togo Marie Madeleine Togo, au Mali, des acquis importants ont été réalisés en matière de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées. Quant au paludisme, malgré les progrès réalisés, il reste un problème crucial de santé publique en Afrique et plus particulièrement dans notre sous-région. L’Afrique reste toujours le continent le plus touché : 80% des décès dus au paludisme surviennent dans 15 pays localisés en Afrique subsaharienne. Au Mali, le paludisme représente 40% des motifs de consultation. Ainsi en 2015, les établissements de santé du Mali ont enregistré 2 369 245 cas de paludisme dont 797 322 enfants de moins de 5 ans et 117 002 femmes enceintes. 1 978 décès ont été enregistrés.
A ses dires, des progrès ont été enregistrés grâce à beaucoup d’initiatives qui ont été prises telles que la création de la Direction du Programme National de Lutte contre le Paludisme, la gratuité des CTA chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants de 3 à 59 mois de 48 districts sanitaires en 2015, la surveillance de la sensibilité et de la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides par le Centre de Recherche et de Formation sur le paludisme (MRTC) de la Faculté de Médecine et d’Odontologie du Mali etc. Elle a salué l’engagement personnel du Président de la République, Chef de l’Etat et du Premier Ministre dans la lutte contre les maladies en générale et le paludisme en particulier. Selon elle, cette volonté politique a valu au Président le prix d’excellence par ses pairs à la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement le 29 janvier 2016 à Addis-Abeba pour la meilleure progression en matière de contrôle du paludisme entre 2011 et 2015.
Avant de terminer, elle a remercié les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans la lutte contre le paludisme et les MTN. « Engageons-nous pour élimer les MTN d’ici 2030 pour l’atteinte des ODD », a-t-elle conclu.
F. Coulibaly

aBamako

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