Construction de la direction nationale des domaine et du cadastre : Les raisons d’un blocage

Dans le cadre de la modernisation des services de l’Etat, le Gouvernement a initié un projet de construction de la Direction nationale des domaines et du cadastre. Tardant à voir le jour, ce projet lancé depuis quelques années suscite bien de supputations alors qu’il n’en est absolument rien.
Qu’est-ce qui peut bien faire courir ces chercheurs de paille dans l’œil de l’autre en face d’eux ? Bien malin qui saurait y répondre avec assurance. Puisque tout est clair et limpide dans ce dossier relatif à ce projet de construction du bâtiment devant abriter la Direction nationale des domaines et du cadastre.
Pour arriver à assouvir leurs desseins inavoués, ils font d’une affaire publique un problème de personne en avançant, entre autres propos mensongers, que le dossier est à l’initiative du ministre des Domaines actuel.
En réalité, bien que le dossier soit défendu aujourd’hui par le département des Domaines, il faut savoir qu’il en a hérité et n’a eu pour charges que de modifier la configuration, le site et le coût. C’est d’ailleurs à travers le ministère de l’Economie et des Finances (procédure oblige), que celui des Domaines défend le dossier.
Ce qu’il en est réellement
En fait, c’est dans le souci de mettre ce grand pourvoyeur de recettes dans des conditions de travail optimales, en lui octroyant un cadre viable à la fois pour le personnel et pour les équipements, que le service est censé acquérir d’un programme canadien, que le Gouvernement a jugé bon d’initier ce projet. Le site prévu au départ pour la construction de la Direction se trouvait sur la route de l’Aéroport.
Là, le grand espace disponible offrait une configuration du bâtiment en R+5, pour une enveloppe estimée à environ 4 milliards 600 millions de nos francs. Mais en raison d’un litige dont fait l’objet ce premier site, le ministre des Domaines a jugé nécessaire de délocaliser le projet au Quartier du fleuve. Site qui offrait une surface plus réduite, impliquant par ricochet un changement de configuration passant de R+5 à R+7 et surtout une augmentation du coût de 4 milliards 600 millions à 6 milliards. Aux grands maux les grands moyens, dit-on.
Les solutions viables
Quiconque est initié à pareille affaire sait que la première des démarches devrait consister à vider le contentieux, soit en faveur des particuliers, soit en faveur de l’Etat. C’est un passage obligé surtout que les juridictions compétentes ont déjà tranché. Et cette mission incombe, du reste, au ministère des Domaines.
Aussi, avec les changements intervenus dans le projet et l’incidence financière en découlant qui, au risque de nous répéter, passe de 4 milliards 600 à 6 milliards, la procédure commande que le premier marché soit déclaré «infructueux» et qu’un nouvel appel d’offres soit lancé. Et tout ceci demande du temps, d’où le sentiment de lenteur ressenti par certains. C’est aussi simple que cela.
Mais à vouloir passer outre ces deux solutions, par ailleurs conformes à la lettre et à l’esprit des règles de procédure en la matière, le projet aura beaucoup de mal à voir le jour.
Abdoulaye KONATE
Source: Le Prétoire

aBamako

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