Crispations à Kidal : Gamou reçu par les autorités maliennes

Le Général Gamou, le chef du Gatia, membre de la Plateforme, est en visite à Bamako après les combats meurtriers qui ont opposé son mouvement au HCUA à Kidal. Gamou a rencontré plusieurs officiels maliens dont le Premier ministre Modibo Keita hier mercredi 27 juillet 2016. La tension couve toujours dans la ville de Kidal. Après deux jours de violents combats entre le Gatia et le HCUA, deux groupes signataires de l’accord de paix, un calme relatif règne dans la ville. Des deux cotés, les combattants sont toujours sur le qui-vive. Des sources indiquent que le Gatia qui a mal digéré « sa défaite » entend reprendre ses positions d’antan de gré ou de force. Le groupe dirigé par le Général Gamou est, ainsi, positionné aux alentours de la ville de Kidal et projette de récupérer ses quartiers dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Les missions de bons offices font tout pour désamorcer la bombe d’un nouveau confit entre les deux groupes armés d’où le déplacement du chef du Gatia à Bamako, sur sollicitation et insistance de la Minusma, pour rencontrer les officiels maliens. Selon la presse malienne, Gamou serait en froid avec IBK, le Président de la République du Mali concernant la gestion de la ville de Kidal. Pour rappel, l’installation des autorités intérimaires, un instrument de l’accord de paix, divisent les groupes armés signataires de l’accord de paix qui géraient collégialement la ville. La médiation de Niamey n’a pu empêcher les groupes armés, le Gatia et le HCUA, de s’affronter mortellement. Des combats ensanglantés ont ainsi éclaté entre les deux frères ennemis, du jeudi 21 au vendredi 22 juillet 2013, qui a vu le Gatia quitter la ville au détriment du HCUA.

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Foncier

Un citoyen malien dénonce les carences de la gestion

Après la suspension par le Premier ministre de la délivrance des titres fonciers, le 21 Août 2014, bientôt deux années, jusqu’à ce jour, aucune évaluation n’a été faite de cette mesure. Tamba SINABA, l’auteur de cette lettre ouverte propose la mise en place d’une commission Ad-hoc pour le suivi des dossiers de T.F qui sont en bonne et due forme. Lisez la lettre !

Lettre ouverte

A

Monsieur le Premier ministre,

Chef du gouvernement de la république du Mali

Monsieur le Premier ministre, j’ai honneur de venir auprès de votre haute excellence, vous soumettre mon avis personnel sur un problème qui concerne de nombreux citoyens maliens.

Monsieur le Premier ministre, le 21 Août 2014 vous avez ordonné la suspension de la délivrance des titres fonciers.

Certes c’est une bonne mesure, mais bientôt deux années aucune évaluation de cette mesure n’a été menée jusqu’à ce jour. Mon avis est que, vous auriez dû mettre en place une commission Ad-hoc pour le suivi des dossiers de T.F qui sont en bonne et due forme.

Personnellement, j’ai eu une audience auprès du ministre des domaines pour protester avec force cette situation, le ministre m’a répondu clairement, je cite : « je ne suis pas responsable de la décision, soit ma voix auprès du public » fin de citation.

Alors monsieur le Premier ministre quand prendra fin cette décision non évaluée ?

Sachez monsieur le Premier ministre que je suis un bon citoyen qui respecte la loi et les Institutions de la république, raison pour laquelle j’exprime mon opinion sur cette situation.

Veuillez recevoir mon profond respect.

Fait à Bamako, le 27 juillet 2016

Tamba SINABA, Bamako, Badialan II

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Construction de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre

Déclarer infructueux le premier marché et lancer un nouvel appel d’offres

Le projet de construction d’une Direction nationale des Domaines et du Cadastre n’est pas récent, mais eu égard son coût et compte tenu du contexte actuel de restriction dans les dépenses, il est certain que sa réalisation mérite d’être examinée avec beaucoup d’attention. Selon nos sources, « le dossier est actuellement défendu par le département des Domaines ( à travers le ministère de l’Economie et des Finances), mais qui n’en serait pas l’initiateur, comme veulent le faire croire certains ». Le projet n’est pas sans problème, à cause non pas seulement du coût, mais aussi de son site. Le premier site du projet situé sur la route de l’aéroport, sur un grand espace, avec une configuration R+5 et un coût de 4, 6 milliards a été résilié, à cause du litige dont fait l’objet ce site. Le ministre des Domaines aurait donc décidé de délocaliser le projet au quartier du fleuve, sur une surface plus réduite entrainant un changement de configuration (R+7 au lieu de R+5, et une augmentation du coût, qui sera de 6 milliards, au lieu de 4, 6 milliards. « Avec ces changements intervenus, la procédure de marché recommande que le premier marché soit déclaré infructueux et qu’un nouvel appel d’offres soit lancé », explique un connaisseur du domaine. « A défaut de ces solutions conformes à toutes les règles de procédure, le projet sera difficilement réalisable », avise notre interlocuteur.

aBamako

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