L’accord d’Alger en difficulté : Une Escroquerie Intellectuelle de la France contre le Mali !

Et pourtant, il y avait des signes annonciateurs de cette escroquerie intellectuelle, lorsque le Ministre de la défense française en la personne d’Alain JUPPE du temps du mandat de Nicolas SARKOZY avait dit en février 2012, que les rebelles avaient rencontré des victoires significatives et qu’il fallait par conséquent négocier avec eux.
La France s’était préparée pour soutenir la partition du Mali, depuis 2009. Quelques chancelleries occidentales étaient au courant. Le Président ATT avait été informé de l’existence d’une carte du Mali qui le divisait en deux Etats distincts à savoir le nord allant des frontières algériennes jusqu’au lac debo. Le sud allant de Mopti à Kayes.
A l’époque ATT n’y avait pas vu. Mais le temps a donné raison à ses informateurs. Ensuite survient la défaite de l’armée malienne, mal entrainée, mal formée qui a eu comme conséquence l’abandon des 2/3 du territoire aux mains des rebelles aidés par les terroristes, narcotrafiquants et les djihadistes. Pour tout brouillé, les rebelles proclament l’indépendance de l’Etat d’Azawad en avril 2012, qui fort heureusement n’a pas été reconnu par la Communauté Internationale.
L’autre versant de la pente contre la France a été mis nu par Mahamoud, ancien Secrétaire chargé des affaires extérieures dans le conseil transitoire de l’Etat d’Azawad au nom du MNLA qui a été déçu de la volte-face de la France.
Il a révélé tout haut, le deal que le MNLA avait eu avec la France en accusant cette ex-puissance coloniale d’avoir poussé le MNLA à occuper les villes du nord. Aussi, il a expliqué que cette guerre était liée à des enjeux économiques dont la France voulait avoir le monopole. Pour cela, elle a conclu un accord avec le MNLA avant le début de la crise au nord.
Immédiatement la guerre gagnée, la France a changé complètement de politique. L’objectif pour elle était d’affaiblir l’Etat malien afin de l’obliger à signer un accord de défense et ensuite s’octroyer des concessions minières de la région de Kidal et protéger celles qui existent déjà.
Dans les négociations lors de la crise, la France a escroqué le peuple malien sur marchandises
La France a soigneusement préparé sa main mise sur le Mali d’une manière intelligente en plaçant ses pions dans tous les centres de décisions et d’information. La signature de l’Accord le 15 mai à Bamako a donné l’occasion à tous ceux qui doutaient ou étaient encore sceptiques sur les vraies intentions de la France. Le dispositif français était le suivant :
- M. HERVE CADSOS, aux portes stratégiques des maintiens de paix. Sa vraie nature a été découverte le 15 mai 2015 lors de la cérémonie de signature de l’Accord lorsque le peuple poussé dans une insoutenable colère légitime, un dilemme resté entier et, terriblement sinistré. Le peuple a été dupé, trompé et escroqué sur marchandise, par rapport aux intentions réelles de la France, restées toujours l’immuables depuis l’indépendance du Mali et même bien avant et pendant la courte vie de la Fédération du Mali.
- La gouvernance malienne a feint de ne pas voir cette imposture issue du processus des pourparlers d’Alger dans son discours le 15 mai lorsqu’il a dit ceci : « je crois qu’il n’est pas exact de dire que les sanctions pourraient frapper ceux qui ne veulent pas rallier la république. Il ne s’agit pas de sanctionner ceux qui ne voudraient pas s’associer à tel ou tel processus. Ce sont ceux qui ne respectent pas le cessez-le-feu qui seront responsables reconnus de violations et bien ce sont ceux-là qui s’exposeront à des sanctions ». Par ces mots, il venait de confirmer qu’il est aux Nations Unies pour effectuer le boulot de la France.
- En plus, il s’insurge contre le Mali en le traitant d’ingrat parce qu’IBK a fait savoir qu’il en a marre de jouer à « l’autruche » et cela devant la communauté internationale.
- Gérard Arnaud, représentant de la France au Conseil de Sécurité est également une autre taupe pour réaliser l’indépendance de l’AZAWAD. C’est lui le concepteur des résolutions contradictoires et floues aux Nations Unies sur le Mali.
- Il y avait Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères chargé de coordonner et d’expliquer des positions floues de la France sur la résolution de la crise malienne.
- Egalement à la tâche Yves LE DRIAN, l’homme à la grosse tête, très prompte à élaborer des plans secrets de guerre contre l’armée malienne comme ce fût le cas le 21 mai 2014 à Kidal. Les guerres secrètes contre l’armée malienne ont été mises en application par le Général Thibault qui à l’époque était le chef d’état-major adjoint de la MINUSMA.
- Un sixième français était au cœur du système il s’agit du représentant de l’Union Européenne pour le Sahel en la personne de Reveyrand DE MENCHON ancien ambassadeur de la France au Mali, ramené de toute urgence pour les besoins de la cause.
- Enfin le dernier français du système anti mali est l’actuel ambassadeur de la France M. Gilles HUBERSON, un talentueux du service des renseignements français chargé de contacter et de conseiller les Touaregs du MNLA. Son différend avec le Général de division Yamoussa CAMARA est lié au fait qu’il a été pris la main dans le sac, c’est-à-dire que c’est lui qui avait fourni un téléphone satellitaire de dernière génération au MNLA.
Enfin, le planificateur et concepteur du plan de partition du Mali est François HOLLANDE lui-même. Tantôt, il crie sur tous les toits qu’il tient à l’unité et à la laïcité du Mali, et en même temps dans son entretien téléphonique avec le président I.B.K, il dit en terme clair qu’il souhaite que les pourparlers d’Alger aboutissent rapidement. Selon lui, il faut permettre à l’Etat Malien de se déployer dans l’ensemble du pays et de faciliter la réconciliation de tous les maliens dans le respect de l’unité et de la laïcité du Mali.
L’Armée française n’a jamais caché que son allié est le MNLA. Face à ce péril, la gouvernance malienne a fait semblant de ne se douter de rien. Certaines élites politiques pensent que la France tient le président I.B.K à travers des écoutes téléphoniques sur ses activités avec Tomi Michel.
Que peut donc faire encore le régime d’IBK pour sauver le Mali, même aux dépens de son régime pour amener Kidal dans le giron malien ?
IBK a voulu éviter la guerre en acceptant le déshonneur par la signature de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation. Cette signature n’a pas évité la guerre finalement. Nous avons non seulement eu déshonneur et mais aussi la guerre. L’Etat malien est le grand perdant.

Seydou DIARRA
Source: CARREFOUR

aBamako

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