Situation du P/MTN au Mali : Les indicateurs sont au vert

«Au Mali, des acquis importants ont été réalisés en matière de lutte contre les Maladies tropicales négligées (P/MTN). Près de 12 mille personnes ont été traitées en 2015 dans les régions de Sikasso, Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti et le District de Bamako avec un taux de couverture thérapeutique moyenne de 80 % et un taux de couverture géographique de 100%» !

C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Marie Madeleine Togo, lors du lancement du projet sous-régional de Lutte contre le paludisme et les Maladies tropicales négligées au Sahel. Une cérémonie présidée par le Premier ministre Modibo Kéita en présence de nombreux invités de marque venus des pays de la CEDEAO.

Les Maladies tropicales négligées concernées par ce projet sont la filariose lymphatique, l’onchocercose ou la cécité des rivières, le trachome, la schistosomiase ou bilharziose urinaire et les géo helminthiases ou vers intestinaux transmis par le sol (ascaris, ankylostomes).

Selon le ministre Togo, la situation actuelle du trachome, après sept années de lutte intégrée avec l’appui du Centre Carter, a montré que sur 57 districts endémiques au départ, 52 ont arrêté le traitement de masse car la prévalence de la maladie est inférieure au seuil d’endémicité fixé à 5 %.

Pour la filariose lymphatique, après l’évaluation de l’impact du traitement de masse, deux districts (Yanfolila et Bougouni) de la région de Sikasso ont arrêté le traitement grâce aux résultats encourageants obtenus (micro filarémie inférieure à 1 %, seuil recommandé par l’OMS).

L’onchocercose est actuellement maitrisée au Mali dans toutes les zones évaluées. Les prévalences enregistrées sont inférieures au seuil d’endémicité de 5%, voire nulle dans toutes les zones évaluées.

Quant au paludisme, souligne le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, malgré les progrès réalisés, il reste un problème crucial de santé publique dans notre sous-région.

Il représente 40 % des motifs de consultation au Mali. Ainsi en 2015, rappelle Dr Togo, les établissements de santé de notre pays ont enregistré 2 369 245 cas de paludisme, dont 797 322 enfants de moins de 5 ans et 117 002 femmes enceintes. Il a aussi été enregistré 1 978 décès.

«L’idée maîtresse de cet projet est d’alléger le fardeau énorme du paludisme et des MTN et de contribuer à la réduction de la pauvreté, à l’augmentation de la productivité et à l’amélioration de la qualité de vie des populations touchées», a conclu le premier responsable du département de la Santé.

A DAO

aBamako

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