Accord pour la paix et la réconciliation : L’impérieuse appropriation par les hommes de médias

Une soixantaine de professionnels des médias maliens prennent part, depuis hier, à l’hôtel Salam, à un séminaire de deux jours sur « Le rôle des médias dans le suivi et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation ».

Ce séminaire est une initiative de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le sahel (MISAHEL), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Union européenne et vise à présenter le contenu de l’Accord en termes plus explicites ; exposer les progrès réalisés et les défis de mise en œuvre ; comprendre les enjeux induits par le document par rapport à l’avenir du Mali.

Lors de la rencontre, les participants pourront aussi comprendre le rôle des parties signataires, des autres acteurs nationaux, des accompagnateurs et celui des organes de suivi de la mise en œuvre et réfléchir sur les messages axés sur la paix et la réconciliation, ainsi que les conditions d’une nouvelle gouvernance du Mali, conforme aux dispositions de l’Accord.

A l’ouverture des travaux, les représentants de la MISAHEL, Kazadi Ntole, de l’OIF, Tidiane Dioh et de l’Union européenne, Maurice Aboki, ont insisté sur l’indispensable appropriation de l’Accord pour la paix et la réconciliation, compte tenu des enjeux et du contexte peu favorables. Tous ont rappelé l’article 51 du document qui donne la légitimité aux médias de prendre leur part dans sa phase de mise en œuvre. Ils ont demandé aux participants de rendre visible et intelligible le texte auprès des populations dont une frange importante ignore le contenu.

Abondant dans le même sens, Inhaye Ag Mohamed, le secrétaire permanent au bureau du Haut représentant du président de la République, a qualifié l’initiative de ce séminaire de pertinente et d’opportune. « Malgré tous les efforts déployés avant la signature de l’Accord, il y a un réel besoin d’appropriation par les Maliens sans parti-pris, ce qui est un vrai défi », reconnaît-il. Avant d’attirer l’attention des médias sur l’importance de rendre le document en français facile et dans les langues nationales. « L’Accord n’est pas que pour le gouvernement, mais il est pour toutes les populations maliennes, les pays voisins et la communauté internationale », a-t-il conclu.

Les thèmes retenus lors de la rencontre sont : « Introduction à l’accord de paix : organes, état des lieux de la mise en œuvre », « Les défis de la communication de l’accord : exemples concrets des rédactions », « Comment couvrir les accords de paix quand on est journaliste », « Traitement médiatique des accords de paix » ou encore « Accord pour la paix : les implications éthiques et juridiques pour les journalistes » et bien d’autres.

Signé le 15 mai et parachevé le 20 juin de l’année dernière, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est destiné à apporter, dans notre pays, des transformations sur les plans politique, sécuritaire, du développement économique culturel et social, de la justice et du vivre ensemble. Sa phase de mise en œuvre et de suivi nécessite donc pour les journalistes un approfondissement de leurs connaissances.

M. SIDIBE

aBamako

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