Gal Patrick Bréthous (Barkhane) : au Mali, « les terroristes fuient les forces internationales »

Le général de division Patrick Bréthous fait le bilan de l'opération Barkhane avant d'en quitter le commandement le 31 juillet. Interview. En fin de mission à la tête de Barkhane, le général de division Patrick Bréthous doit quitter le Mali le 31 juillet. Arrivé à Bamako, le 25 juillet dernier pour rencontrer une dernière fois dans le cadre de sa mission les autorités maliennes et françaises, il nous livre sa vision de la situation sécuritaire au Mali mais aussi au Sahel.

Jeune Afrique : En fin de mission à la tête de Barkhane, quel bilan faites-vous de la situation sécuritaire dans le sahel ?

Patrick Bréthous : Depuis une année, la coopération régionale du G5 Sahel (regroupant le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina et le Tchad) a beaucoup évolué, notamment le pilier défense et sécurité, et les armées de ces pays mènent des opérations transfrontalières avec l’appui de Barkhane. Les chefs d’états-majors de ces cinq pays ont signé une charte de partenariat qui vise à mener des opérations militaires dans la durée, de part et d’autre des frontières. C’est-à-dire des opérations militaires entre le Mali et la Mauritanie ou entre le Mali, le Niger et le Burkina, ou encore le Niger et le Tchad qui permettent de contrôler les frontières dans la durée.

Étant donné que ces pays ont des moyens militaires limités, comment s’organisent ces opérations ?

Une opération militaire transfrontalière verra s’engager des bataillons maliens, nigériens et burkinabè, accompagnés par des unités françaises. Il y a un poste de commandement tri ou quadripartite avec des officiers représentant chacun de ces pays, et sur le terrain, les bataillons engagés bénéficient d’un appui aérien de renseignement, de la chasse ou des opérations aéroportées, que ça soit avec les unités de ces pays ou avec l’appui de Barkhane.


Africatime

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